Durant la seconde guerre mondiale, les soldats nazis se dopaient avec une drogue appelée Pervitin

Avis aux amateurs d’histoire : vous vous êtes sûrement déjà posé des questions sur l’incroyable endurance des soldats durant la Deuxième Guerre mondiale ? La réponse est plutôt évidente : les troupes se droguaient pour pouvoir rester fortes et concentrées pendant plusieurs jours d’affilée.

Pour ce qui est des soldats nazis, un documentaire intitulé « Secrets of the Dead : World War Speed » révèle que dans les années 1940, les médecins leur donnaient une méthamphétamine appelée Pervitin.

Guerre

Crédits Pixabay

Cette dernière agissait comme un puissant stimulant sur les militaires épuisés, et avait également pour mission d’empêcher l’apparition des troubles de stress post-traumatique (SSPT).

Le documentaire a été diffusé le mardi 25 juin dernier sur le réseau de télévision américain PBS.

Une drogue puissante et très utilisée

« Secrets of the Dead : World War Speed » rapporte qu’en 1940, la Pervitin était généreusement distribuée par les médecins nazis.

Les archives du British War Office dévoilent aussi que durant la période du Blitz (d’avril à juin 1940), près de 35 millions de comprimés de Pervitin ont été envoyés aux militaires allemands, notamment chez les forces aériennes nazies.

Une fois la drogue ingérée, les soldats devenaient de véritables machines de guerre. À titre d’exemple, le documentaire de PBS rapporte que c’est grâce à la Pervitin que les troupes nazies ont pu vaincre l’armée britannique lors d’une bataille décisive à Dunkerque. La drogue leur a procuré une endurance exceptionnelle qui leur a permis de tenir dix jours consécutifs avec peu de provisions.

Les conséquences après-guerre

Vous l’avez compris, la Pervitin est une substance puissante qui, dès qu’elle est prise, inonde tout de suite le système nerveux central : les soldats devenaient alors immédiatement très vigilants et pouvaient résister à plusieurs jours de marche et de bataille sans faiblir.

Le problème c’est qu’une drogue aussi forte n’a pas été sans conséquence sur la santé des militaires allemands. James Holland, un historien de la Deuxième Guerre mondiale, a indiqué à Live Science qu’ils sont plusieurs millions de soldats à avoir développé une dépendance à la drogue à la fin de la guerre. Or, toujours d’après Holland, « À la fin de la guerre, très peu d’aide était offerte aux personnes devenues toxicomanes. »

L’historien a expliqué que c’était surtout parce que « l’ampleur totale de la dépendance et des effets néfastes [de la Pervitin] n’était pas bien comprise. »