Edward Snowden se livre à cœur ouvert

Edward Snowden a choisi de se confier à l’hebdomadaire allemand Der Piegel pour évoquer de nombreux sujets d’actualités. Durant une entrevue de trois heures, l’ancien employé de la CIA et de la NSA, accusé d’avoir révélé les détails des programmes de surveillance de masse américains et britanniques, parle entre autres du monopole détenu par Facebook, du chiffrement et de l’élection du président américain Donald Trump.

Au cours de cet entretien, Edward Snowden, actuellement exilé en Russie, n’hésite pas à s’en prendre à la CIA ou à la NSA. Selon lui, personne n’est sûr de l’efficacité des programmes de surveillances de masse de ces entités en termes de protection contre les attaques terroristes. Cela ne serait qu’une excuse pour la surveillance de masse.

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Le lanceur d’alerte fait l’objet d’un mandat d’arrêt aux États-Unis. Cette interview avec Der Piegel fait partie des rares qu’il a accordées depuis son exil.

Inquiétude face à l’expansion de Facebook et Google

La question du chiffrement a été abordée à plusieurs reprises durant cet entretien. Selon Edward Snowden, les gouvernements ne se concentrent plus sur l’accès aux contenus chiffrés. « Ils essayent maintenant de trouver des points faibles sur les appareils pour détourner le chiffrement et connaitre le contenu d’un échange avant que les messages ne soient chiffrés. »

L’ex-espion américain a aussi alarmé la population mondiale face au monopole détenu par les géants du web que sont Facebook et Google. Toutes les données personnelles que détiennent ces entreprises incitent les autorités à demander leur aide et leur donnent un pouvoir qui ne devrait pas être le leur.

Dépité par l’élection de Trump

« J’ai beaucoup de mal avec l’idée que la moitié des électeurs américains ait pensé que Donald Trump était le meilleur d’entre nous. Je pense que nous aurons tous beaucoup de mal avec cette idée au cours des décennies à venir. » explique-t-il.

Edward Snowden a tenu à défendre son pays d’accueil contre les accusations d’ingérence durant les élections américaines. « À l’heure actuelle, tout le monde accuse les Russes. Ils ont probablement piraté les systèmes du Parti démocrate d’Hillary Clinton mais nous devrions en avoir les preuves. »

Il a également profité de cette interview pour affirmer qu’il n’était pas un espion russe.

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