L’effet pervers de la Covid-19

Un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail met en exergue les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur la main-d’œuvre mondiale. Entre baisse de salaire et diminution des heures de travail, tous les secteurs d’activité semblent être concernés par la crise.

La pandémie de Covid-19 affecte tous les aspects de notre vie. Ses conséquences se font ressentir dans tous les secteurs d’activités. Mais alors que les gouvernements du monde entier tentent l’impossible dans l’espoir de limiter l’impact de la crise sur l’économie aussi bien à l’échelle nationale que sur le plan mondial, l’Organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport qui révèle à quel point le contexte sanitaire actuel a affecté le monde du travail. Selon ce document, la pandémie a ainsi fait baisser les salaires.

Une femme se tenant le visage dans les mains

Photo de Anthony Tran – Unsplash

Et il semblerait que ce soit les plus fragiles qui paient un lourd tribut à cette baisse.

Une importante baisse de la production

L’OIT estime que la crise sanitaire présente un danger imminent pour les salariés, notamment en raison d’une baisse prévisible des salaires. Cette situation catastrophique serait la conséquence de la diminution de la production. La branche de l’ONU en charge de la promotion de la justice sociale, des droits de l’homme et des droits au travail suggère une perte de milliards de milliards de dollars en revenus à l’échelle mondiale.

Par contre, ce seraient les femmes et les employés faiblement rémunérés qui souffrent le plus de ce contexte économique difficile. « Les salaires des femmes et des travailleurs faiblement rémunérés ont été affectés de manière disproportionnée par la crise », ont affirmé le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, et l’économiste Rosalia Vazquez-Alvarez, note Straitstimes.com.

L’OIT annonce à cet effet avoir enregistré une faible évolution des salaires mensuels entre janvier et juin 2020.

Une inégalité croissante

Sur le marché européen du travail, l’Organisation internationale du travail a enregistré une baisse moyenne des salaires de 6,5 % (8,1 % pour les femmes et 5,4 % pour les hommes). Pour les travailleurs moins bien rémunérés, leurs rémunérations ont accusé en moyenne une dépréciation de 17,3 %.

Cette situation concernerait près de la moitié de l’ensemble des travailleurs moins bien rémunérés. Les impacts sur les employés qualifiés, notamment ceux qui occupent des fonctions de prestige au sein des entreprises seraient par contre limités. Face à cette réalité, l’OIT craint une intensification des inégalités au travail au cours des années à venir, à moins que des mesures sérieuses ne soient prises.