L’observatoire d’Arecibo s’est effondré

Arecibo n’est plus. Suite à la rupture de deux des câbles soutenant la parabole, la plateforme suspendue au-dessus du radiotéléscope Arecibo s’est effondrée ce matin, endommageant gravement la structure de l’observatoire.

L’observatoire d’Arecibo, on le savait, était condamné. A la rentrée, un premier câble utilisé pour soutenir la parabole s’est en effet rompu, causant des dommages importants à la structure.

Le radiotélescope d'Arecibo - crédits Google Maps
Le radiotélescope d’Arecibo – crédits Google Maps

Des travaux étaient initialement prévu, mais les équipes chargées de l’intervention ont dû se résoudre à les annuler lorsqu’un deuxième câble a lâché. Le risque d’effondrement était en effet beaucoup trop important.

Le radiotélescope d’Arecibo n’est plus

Et justement, tôt ce matin, la plateforme suspendue située au-dessus du radiotélescope s’est effondrée, détruisant par la même occasion une partie de son antenne.

Une antenne qui est désormais totalement irréparable.

Il s’agit d’une perte importante pour la science. Le radiotélescope a en effet vu passer de nombreux projets ambitieux depuis sa construction dans les années 60. Sans lui, nous n’en aurions pas autant appris sur les corps qui nous entourent.

Parmi les découvertes qui lui sont directement imputables, on peut ainsi citer celle qui a permis de découvrir que la période de rotation de la planète Mercure n’était pas de 88 jours, mais de seulement 59 jours.

Un effondrement qui met à terme à l’aventure

C’est aussi grâce à lui que nous avons été en mesure d’obtenir, en août 1989, la toute première image d’un astéroïde. Et c’est aussi à lui que l’on doit la découverte du pulsar PSR B1257+12 et de deux planètes située dans son orbite.

Mais Arecibo ne nous a pas seulement servi à épier l’espace. Il a aussi été très utilisé dans le cadre du projet SETI@Home mené par l’Université de Berkeley. En 1974, il a d’ailleurs été utilisé pour envoyer un message en direction d’un amas globulaire situé à environ 25 000 années lumières de notre position.

Vous l’aurez sans doute compris, mais avec la destruction du radiotélescope d’Arecibo, c’est une partie de notre histoire qui tombe en morceau. Une perte qui laisse endeuillée une bonne partie de la communauté astronomique.