Egypte : un nouveau mystère de résolu, sur les ibis cette fois

Dans l’Égypte ancienne, il n’y a pas que les êtres humains qui étaient momifiés à leur mort. De nombreux animaux considérés comme sacrés avaient aussi droit à cet honneur : chats, singes, crocodiles, insectes… et sans oublier les ibis qui sont indissociables de la culture égyptienne.

On retrouve principalement ces grands volatiles au long bec dans le culte de Thot qui est d’ailleurs représenté avec une tête d’ibis. Les oiseaux étaient momifiés et offerts en offrandes au dieu des Lettres, de la Justice. Les hauts dignitaires égyptiens se faisaient également enterrer avec des ibis momifiés afin d’obtenir la faveur des dieux après la mort.

Ibis

Crédits Pixabay

C’est ainsi que les archéologues ont découvert des millions d’ibis momifiés dans les nécropoles égyptiennes. Mais où les Égyptiens ont-ils trouvé autant d’oiseaux à offrir en sacrifice à leurs dieux ? Des chercheurs australiens pensent avoir trouvé la réponse à cette question.

Des ibis domestiqués ?

Au début, c’est ce qu’avaient pensé Sally Wasef, chercheuse à l’université Griffith en Australie, et ses collègues. Ils avaient avancé que les Égyptiens avaient peut-être élevé des ibis à l’échelle industrielle  pour pouvoir se procurer autant d’oiseaux à momifier le moment venu.

Oui, mais voilà, en analysant l’ADN des ibis momifiés, ils ont découvert une grande diversité génétique, ce qui n’est pas compatible avec la théorie d’un élevage d’ibis (même à grande échelle), étant donné que la reproduction de départ se ferait avec un nombre restreint d’oiseaux.

Une astuce toute simple en fait !

Finalement, Sally Wasef et ses collègues ont conclu que ce sont bel et bien des millions d’ibis sauvages qu’on a retrouvés dans les tombes égyptiennes. Ils ont avancé l’hypothèse que les Egyptiens ont « rusé » pour attirer le maximum possible de ces oiseaux sacrés autour de leurs temples.

Il faut en effet savoir qu’en Égypte antique, les temples étaient souvent érigés à côté de point d’eau (lacs ou zones humides) où les ibis venaient généralement boire. Les Égyptiens auraient alors tout simplement « incité » les oiseaux à venir plus massivement vivre autour de ces lieux, en y déposant de la nourriture à leur intention. Les ibis étaient donc libres de circuler comme ils le voulaient. Ce serait donc de cette manière que les prêtres trouvaient autant d’animaux à sacrifier le moment venu.

Bien évidemment, il ne s’agit encore que d’une simple hypothèse. Sally Wasef et ses collègues continuent leurs recherches pour apporter davantage de preuves à ce qu’ils avancent.

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