Einstein aurait tenu des propos sexistes et racistes dans ses carnets de voyages

Albert Einstein a toujours éprouvé de son vivant une véritable sympathie envers les Afro-Américains et il ne manquait jamais de dénoncer l’oppression subie par les minorités.

Il a même affirmé : « Il y a une séparation entre les gens de couleur et les blancs aux États-Unis. Cette séparation n’est pas une maladie des gens de couleur, c’est une maladie des blancs, je n’ai pas l’intention de me taire. »

Einstein

Malgré cette sympathie pour les minorités, Einstein aurait eu un côté sombre. C’est en tout cas ce qui ressort de ses carnets de voyage.

Des réflexions déshumanisantes

En 1920, Albert Einstein a fait un voyage de plusieurs mois qu’il a commenté dans ses journaux intimes. Il a ainsi rédigé des réflexions envers les personnes qu’il a rencontrées et qu’il a côtoyées.

Le rédacteur en chef et directeur adjoint du projet Einstein Paper, Rosenkranz, a ainsi révélé que le Prix Nobel de la Physique nourrissait des pensées racistes envers les individus qui ne lui ressemblaient pas.

Rosenkranz a affirmé que le contraste est flagrant entre les déclarations publiques d’Einstein et ses réflexions qu’il gardait privées. L’éditeur du « The Travel Diaries d’Albert Einstein » a rajouté que cette contradiction le rendait plus humain. Néanmoins, les remarques du chercheur sont désagréables et extrêmement choquantes.

Les pensées d’Einstein sur les Chinois et les Japonais

Dans ses journaux de voyage, Albert Einstein décrivait son périple et la beauté des paysages. Par exemple, vous pouvez y lire : « Jour radieux, mer calme, presque sans vent » ou « Dans la soirée, magnifique coucher de soleil, pourpre avec des nuages et finement éclairés, balayés par le vent. »

Il racontait aussi que le japonais est fier de sa communauté et de sa nation. Il disait que les femmes au Japon se préoccupaient plus de leur apparence que de leur personnalité. Quant aux Chinois, il les trouvait « sales » et « obtus. » Selon lui, la Chine est une « nation bizarre semblable à un troupeau. »

Toujours d’après Albert Einstein : « Il serait dommage que ces Chinois supplantent toutes les autres races. » Le brillant scientifique a même été plus loin en décrivant certains comportements d’une manière extrêmement hautaine et raciste : “Les Chinois ne s’assoient pas sur des bancs pour manger, mais s’accroupissent comme les Européens quand ils se soulagent dans les bois. Tout cela se passe tranquillement et sobrement. Même les enfants sont sans âme et semblent obtus”.

Toutefois, les critiques d’Einstein n’étaient pas uniquement adressées aux autres cultures. L’homme s’en prend également beaucoup aux femmes dans ses carnets, et notamment aux femmes chinoises : “J’ai remarqué qu’il y avait bien peu de différences entre les hommes et les femmes ; je ne comprends pas quel genre d’attraction fatale les femmes chinoises possèdent qui fascine les hommes à ce point qu’ils sont incapables de se défendre contre la promesse bénie d’une progéniture”.

De leur côté, les Chinois ne semblent pas en tenir rigueur au physicien. Comme l’a remarqué Quartz, ces derniers se montrent plutôt bienveillants à son égard tout en rappelant que la Chine de son époque était très loin de la Chine de maintenant. Les famines étaient nombreuses, les bébés mourraient par milliers et le pays était très en retard sur le plan scientifique et technologique.

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