Élections au Mexique : les citoyens inondés de fake news

Dernièrement, une image truquée affirmait que l’épouse de l’un des candidats à la présidentielle mexicaine était la petite-fille d’un nazi.

La fausse nouvelle a été propagée via Facebook et WhatsApp. Le post, partagé 8000 fois avant qu’il ne soit bloqué, faisait partie d’un flot de fake news qui se sont propagés sur Facebook, Instagram et WhatsApp.

Fake News

Le dernier scandale qui a fait la Une concerne une prétendue information qui mettrait en évidence le lien entre Nicolás Maduro et le candidat Andrés Manuel López Obrador.

Cette fausse nouvelle a été propagée par Jorge Roberto Avilés sur Facebook et sa publication était accompagnée d’une vidéo. Malgré sa nature discutable, la publication a cumulé plus de 630 000 vues.

De son côté, Facebook a décidé d’agir pour limiter la propagation des fausses nouvelles au Mexique.

Les sources d’informations au Mexique

Avec l’élection à l’horizon, l’élimination de fausses nouvelles au Mexique n’a jamais été plus pressante. Les Mexicains se méfient depuis longtemps de la presse. Pendant des décennies, les médias d’information nationaux comprenaient deux réseaux de télévision et une poignée de journaux, soutenus financièrement par le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI).

Les médias sociaux et les médias numériques ont émergé comme un contrepoids important aux médias contrôlés par le gouvernement, mais ils présentent aussi les risques d’une désinformation massive. À seulement quelques jours des élections, les Mexicains doivent être particulièrement méfiants concernant tout ce qui est dit sur ces plateformes.

Les élections mexicaines

Avec des électeurs profondément divisés par l’alliance des deux principaux partis pro-business du Mexique, le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) et le Parti d’Action Nationale (PAN), la question de ce que la gauche anticapitaliste du pays devrait faire est critique.

Pour lutter contre les fake news, Verificado 18, une nouvelle initiative mexicaine de vérification des faits, vient d’installer son bureau dans le quartier de Condesa, à Mexico. Verificado 18 est l’idée originale de Tania Montalvo, rédactrice en chef de l’unité de vérification des faits du média numérique Animal Político. Grâce à un financement de Google et Facebook, Verificado 18 a embauché 12 journalistes et analystes de données.

Verificado 18 ainsi que les mesures prises par Facebook, devrait grandement limiter la diffusion de fake news.

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