Electronic Arts : L’ancien directeur de la division sports défend les loot boxes

Electronic Arts, un nom qui suscite autant l’enthousiasme des joueurs qu’il inquiète. Car si l’entreprise américaine est à l’origine de jeux cultes, ses pratiques commerciales font régulièrement grincer des dents. Son plus gros scandale ces dernières années aura été l’aspect pay-to-win de Battlefront II… pourtant payant à la base. Il suffisait aux joueurs de passer à la caisse pour être beaucoup mieux équipés, même lors de parties en ligne. Mais dégainer la carte bleue ne suffisait pas puisqu’il fallait passer par des loot boxes. A savoir l’obtention d’items mais uniquement basée sur le hasard. Un jeu d’argent qui n’a pas plu a énormément.

Peter Moore, ancien directeur de la division sports chez Electronic Arts, assume parfaitement ces loot boxes.

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L’homme défend même leur existence dans une interview donnée à Games Industry, livrant ses arguments.

Peter Moore défend les loot boxes de son ancien employeur

Les achats intégrés ont beau exaspérer les joueurs, ces derniers sont partout toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit de passer à la caisse. Peter Moore, ancien haut cadre de Electronic Arts, défend même leur existence alors qu’il ne travaille plus dans la société.

Pour l’homme, les cartes à collectionner de la licence FIFA ressemblent juste à celles offertes et à collectionner dans les paquets de cigarettes, à une époque (les Français se souviendront plutôt de Panini).  Peter Moore pense que les joueurs « adorent cela » et que le plaisir repose sur l’incertitude du contenu des loot boxes. Pour ce dernier, voir apparaître un Ronaldo ou Messi provoque un sentiment « merveilleux ». 

Peter Moore explique même que lorsque vous achetez une loot box, vous ne repartez jamais bredouille. L’homme précise qu’à « titre personnel, je ne peux pas mettre à la même échelle les loot boxes et le jeu d’argent ». L’avocat attitré d’Electronic Arts pense que son ancienne société a toujours été « compétente pour écouter les joueurs et réaliser qu’ils n’auraient pas dû faire ceci ou cela, pour finalement faire demi-tour ».

Pour conclure, l’ancien directeur de la division sports chez Electronic Arts pense même que les loot boxes ont participé au renouveau de FIFA, une franchise qui, toujours selon l’homme, stagnait.