Elle utilise des drones pour étudier le déclin des abeilles en Colombie

D’après les scientifiques, les abeilles sont actuellement menacées d’extinction. Cela représente un énorme danger pour l’humanité. En effet, malgré leur petite taille, les abeilles contribuent à notre sécurité alimentaire. D’après Greenpeace, 75% de la production mondiale de nourriture dépend de ces insectes pollinisateurs.

De nombreux facteurs sont à prendre en compte pour expliquer le déclin progressif de cette espèce. En dehors du changement climatique, on citera notamment l’apparition de nouveaux agents pathogènes et l’utilisation des pesticides.

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En Colombie, une doctorante en entomologie à l’Université de Cornell et spécialiste à Fulbright, du nom de Diana Obregon a décidé de réaliser une étude sur le déclin des abeilles dans son pays. Pour mener à bien ses recherches, cette dernière a utilisé des drones.

Une espèce importante pour la production du fruit emblématique de la Colombie

Diana Obregon s’est concentrée sur le rôle des abeilles dans la production du Solanum quitoense, également connu sous le nom de lulo, qui est un fruit emblématique de la Colombie. En se servant de ses drones, elle essaye de comprendre les effets de l’utilisation des pesticides et de la déforestation sur cette espèce.

« À l’aide de drones, nous avons caractérisé le paysage entourant les champs de culture pour déterminer la quantité de forêt restante et nous avons corrélé ces zones avec la quantité de résidus de pesticides trouvés dans les fleurs de lulo et la diversité et l’abondance des abeilles visitant la culture. »

Comme le rapporte le site Forbes, ces recherches lui ont permis de découvrir que les fleurs de lulo renferment des « pesticides hautement toxiques pour les abeilles.» Cela influencerait directement la quantité des abeilles se trouvant dans les fermes.

Favoriser la plantation de forêts pour protéger les abeilles ?

Pour limiter les effets toxiques des pesticides sur les abeilles, Diana Obregon préconise la plantation de forêts. Néanmoins, « cet effet tampon est perdu lorsque les résidus sont très élevés. » À travers ses recherches, elle espère sensibiliser le plus de monde à la protection des abeilles dans les zones tropicales où « il y a une immense diversité d’abeilles indigènes qui doivent être étudiées et préservées. »

Diana Obregon estime que « Les résultats de mes recherches fournissent des informations sur les écosystèmes et les systèmes de culture qui ont été moins étudiés, mais qui sont économiquement pertinents pour la région. »

Il est à noter que la disparition des abeilles pourrait réduire la production de lulo de 51%, en Colombie.