Elon Musk a présenté son nouveau plan pour coloniser Mars

Elon Musk a tenu une conférence de presse cette nuit afin de présenter son nouveau plan visant à coloniser Mars. L’homme d’affaires compte notamment s’appuyer sur les fusées réutilisables de SpaceX afin de réduire le coût de l’opération.

Elon Musk a donné sa conférence en Australie et plus précisément à l’occasion de l’International Astronautical Congress organisé à Adélaïde. L’événement a été retransmis en direct sur YouTube et la retransmission est disponible sur la chaîne de SpaceX, à cette adresse.

SpaceX

L’homme d’affaires avait d’ailleurs prévenu ses followers de la tenue d’une nouvelle conférence consacrée à Mars en début de semaine.

Elon Musk a toujours les yeux rivés sur Mars

Elon Musk a donc commencé par revenir sur la nécessité d’entreprendre une telle mission. D’après lui, l’être humain est fait pour partir à la conquête des étoiles et pour devenir une « espèce multi planétaire ». Mars est le lieu idéal pour entreprendre ce voyage en raison de sa proximité avec notre propre planète, mais il ne s’agit pas non plus d’une fin en soi.

Bien sûr, un tel voyage représente un coût important. Toutefois, l’homme pense avoir trouvé une solution pour financer cette ambitieuse mission.

Pour se faire, il compte ainsi s’appuyer sur une fusée universelle capable de remplacer tous les systèmes de lancement et de vols spatiaux de sa société, la fameuse Big F—ing Rocket. L’idée est en effet de rationaliser les dépenses de l’entreprise en optant pour un produit universel utilisable dans toutes les missions menées par ses soins.

SpaceX a d’ailleurs mené plusieurs essais au fil de ces derniers mois et les ingénieurs de l’entreprise ont notamment construit un réservoir dédié au carburant en fibre de carbone pour réduire le poids de la fusée.

D’après Elon Musk, les premiers tests ont été concluants et le réservoir a ainsi résisté à une pression de 1200 tonnes d’oxygène liquide. Les ingénieurs de la société ne comptent cependant pas en rester là et ils comptent ainsi mener des tests plus poussés dans les mois à venir afin de déterminer le seuil de rupture de la pièce.

En parallèle, l’entreprise a continué ses essais sur les moteurs Raptor.

BFR, une fusée capable d’accueillir une centaine de personnes

Ces moteurs équiperont à terme la BFR et ils lui permettront de placer dans l’orbite de notre belle planète un poids maximum de 150 tonnes. Histoire de mettre ce chiffre en perspective, il faut rappeler que l’ISS a une masse estimée à environ quatre cents tonnes.

Plus tard, l’homme d’affaires est revenu sur les fusées réutilisables mises au point par ses ingénieurs. Il a commencé par féliciter ses équipes et par rappeler que son entreprise avait réussi pas moins de seize lancements consécutifs au fil de ces derniers mois.

Pour lui, cette technologie était une étape incontournable pour mener à bien la mission de colonisation vers Mars. L’entreprise pourra en effet réaliser d’importantes économies en réutilisant les fusées pour transporter les colons et le matériel sur la planète rouge.

Il ne compte d’ailleurs pas perdre de temps et il a ainsi prévu d’envoyer deux cargos sur la planète rouge en 2022 afin de préparer les futures missions habitées des agences spatiales. Toujours d’après ses ambitieuses estimations, les premiers colons devraient en outre fouler le sol de Mars à l’horizon 2024.

BFR sera tout bonnement immense et les deux parties de la fusée feront ainsi neuf mètres de large et cent mètres de long, pour un poids supérieur à quatre mille tonnes au lancement. Le vaisseau à lui seul mesurera 48 mètres de long et il pèsera 1200 tonnes avec les réservoirs plein.

Et un système de transport terrestre en prime

BFR offrira une capacité de transport importante et la fusée sera notamment capable d’accueillir une centaine de personnes réparties dans une quarantaine de cabines avec des espaces communs pour se réunir et pour se dégourdir les jambes.

Elon Musk est également revenu sur les technologies d’arrimage automatisé développées par SpaceX. Ces dernières ont été testées à de nombreuses reprises sur les capsules Dragon et ces essais ont tous été concluants.

Si le CEO de SpaceX n’a donné aucun chiffre, il a tout de même indiqué durant son allocution que l’activité actuelle de son entreprise serait suffisante pour prendre en charge la plupart des coûts liés à l’opération.

Durant sa conférence de presse, l’homme a aussi évoqué un autre projet tout aussi ambitieux. Le CEO de SpaceX aimerait en effet utiliser ses fusées pour développer les moyens de transport terrestre et il pense ainsi que la BFR pourrait parfaitement se substituer aux avions sur le long terme.

Grâce à la puissance de ses moteurs, il serait ainsi possible de réduire drastiquement la durée des voyages les plus longs et un New York – Shanghai prendrait ainsi moins d’une quarantaine de minutes. Ce nouveau service permettrait en outre à l’entreprise de dégager suffisamment de revenus pour pouvoir supporter le coût des missions martiennes.

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