Elon Musk pense qu’il va falloir un paquet de lanceurs pour retourner sur la Lune

Elon Musk ambitionne de retourner sur la Lune par le biais de sa compagnie SpaceX. Il faut plusieurs lanceurs pour réaliser ce projet selon le milliardaire d’origine sud-africaine.

En juillet 1969, l’astronaute américain Neil Armstrong effectuait le premier pas de l’homme sur la Lune. La mission Apollo 11 avait également confirmé le caractère froid et mort de notre satellite naturel. La fin du programme Apollo a alors marqué un tournant dans la conquête spatiale. L’exploration lunaire avec équipage ne semble plus constituer une priorité. Les missions se focalisent désormais sur des planètes avec des enjeux plus importants pour la recherche. Cependant, durant son mandat de président des États-Unis, Donald Trump a initié le programme Artemis, en 2019, pour retourner sur la Lune.

La Lune dans la nuit
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Envoyer des astronautes sur le sol lunaire n’est pas un projet facile. Une quantité colossale de carburant et plusieurs lanceurs sont nécessaires pour y parvenir.

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Huit lanceurs au lieu de 16 selon Musk

Avec des réservoirs pleins, la fusée Saturn V de la NASA pesait presque 3 000 tonnes pour la mission Apollo 11. Le lanceur consommait 20 tonnes de carburant par seconde. SpaceX veut réitérer la performance avec son lanceur super lourd Starship. Cette fois, plusieurs ravitaillements sont prévus pour retourner sur la Lune. L’entreprise de Musk aurait besoin de 16 lancements au minimum selon Blue Origin, son concurrent sur le marché de l’aérospatial. Le patron de SpaceX a néanmoins réfuté cette affirmation dans une série de tweets.

« La charge utile de Starship en orbite est de 150 tonnes environ, donc un maximum de huit lancements pour remplir les réservoirs de 1200 tonnes », a expliqué l’homme d’affaires. Starship est beaucoup plus léger sans rabats ni bouclier thermique. Le patron de SpaceX est même allé jusqu’à écrire que pour se rendre sur la Lune, seulement quatre missions de ravitaillement suffisent.

Le lancement de Starship et de son gigantesque premier étage Super Heavy est une opération très complexe. Il ne s’agit pas ici de faire décoller une fusée Falcon 9 ou un lanceur super lourd Falcon Heavy qui est nettement plus puissant. Par ailleurs, les propos de Musk suggèrent que les astronautes vont devoir patienter six mois en orbite pour que leur navette pour la Lune fasse le plein. Rappelons également que SpaceX n’a pas encore effectué un test de lancement pour sa fusée Starship.

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Starship sera prêt à temps

Le programme Artemis prévoit un alunissage sur le sol lunaire en 2024. « Un alunissage à la fin de 2024, comme le prévoit actuellement la NASA, n’est pas possible », concluait un rapport de l’inspection générale de l’Agence spatiale américaine au début du mois. Musk garantit pourtant de son côté que son lanceur super lourd sera même prêt avant l’heure.

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