Elon Musk veut faire atterrir un vaisseau SpaceX sur Mars avant 2030

Elon Musk est un habitué des déclarations fracassantes et il n’est pas non plus réputé pour avoir sa langue dans sa poche. Ce qui lui a malheureusement valu pas mal d’ennuis par le passé. Il faut croire qu’il ne compte pas changer puisqu’il vient de lancer un nouveau pavé dans la mare à l’oiseau bleu.

Sur Twitter, l’homme fort de Tesla et SpaceX (entre autres) a ainsi affirmé qu’il avait l’intention de poser un Starship avant 2030.

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Soit dans quelque chose comme neuf ans, ce qui finalement est peu de chose pour un tel projet.

Mars en 2030, c’est ce que vise Elon Musk

Comme Elon Musk l’indique dans son tweet, SpaceX s’est donc donné pour mission de faire atterrir ses premières fusées avant l’année 2030. Plus intéressant, d’après lui, la difficulté n’est pas forcément d’envoyer un vaisseau spatial sur place ni même de le faire atterrir sur la planète rouge ; après tout, nous n’en sommes pas tout à fait à notre coup d’essai.

Non, la vraie difficulté, c’est surtout de faire en sorte que la base qui accueillera les premiers colons soit autosuffisante.

Mars n’a rien d’un Club Med, du moins pas encore. Les températures à la surface de la planète sont très froides et la planète rouge est en plus dépourvue de magnétosphère. Elle est donc constamment balayée par des radiations cosmiques. Radiations qui ne sont pas franchement propices à la vie.

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La difficulté, créer une base martienne auto suffisante

Mars est donc une terre assez aride et c’est un problème. C’est un problème, car pour qu’une base martienne puisse atteindre l’autosuffisance, elle devra être en mesure de produire sa propre énergie et son propre oxygène. Concrètement, donc, il faudra faire venir tout ça directement depuis la Terre. Ce qui nécessite bien entendu beaucoup de moyens et pas mal de préparation.

Alors, quelle est la solution ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais il faut rappeler que Mars abrite dans ses profondeurs des poches de glace. Et si nous parvenons à y accéder, alors nous serons au moins en mesure de produire de l’eau et de l’oxygène.

Toutefois, en l’état actuel de nos connaissances, ce n’est pas encore possible et on peut raisonnablement se demander si le délai visé par Elon Musk est vraiment réaliste. Aller sur Mars, c’est une chose, mais encore faut-il pouvoir y rester… ou éventuellement en revenir.

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