Elon Musk vise toujours la Lune pour 2024

SpaceX a franchi un nouveau cap vendredi en amenant pour la seconde fois un équipage d’astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale. Suite à ce nouveau coup d’éclat, Elon Musk a bien entendu pris la parole afin d’évoquer ses prochains projets. Des projets très ambitieux.

La NASA veut retourner sur la Lune. L’agence spatiale américaine travaille en effet sur de nouvelles missions visant à permettre à des astronautes de fouler une nouvelle fois le sol de notre satellite : les missions Artemis.

Photo de Reimund Bertrams. Crédits Pixabay

Si ces missions sont ambitieuses, les délais annoncés le sont encore plus.

Pour Elon Musk, le projet d’envoyer des astronautes fouler le sol lunaire en 2024 est raisonnable

La NASA s’est en effet donné pour échéance l’horizon 2024. Soit dans tout juste trois ans. Et bien sûr, trois ans pour amener des astronautes sur la Lune, cela paraît assez court.

Elon Musk, de son côté, ne semble pas être de cet avis. Durant un entretien organisé par le site CNBC, l’homme d’affaires a en effet déclaré que les délais envisagés par la NASA étaient parfaitement raisonnables.

Il est important de rappeler que la NASA a choisi de se tourner vers SpaceX pour les missions Artemis. Un partenariat qui a fait couler beaucoup d’encre et qui semble avoir donné des ailes au PDG de l’entreprise.

Car durant cet entretien, Elon Musk ne s’est pas contenté d’indiquer que les délais annoncés par la NASA étaient parfaitement tenables. Il a aussi expliqué qu’il pensait pouvoir faire mieux :

“Je pense que cela peut être fait. Nous allons viser des délais plus courts, mais je pense que c’est faisable. Nous construisons beaucoup de lanceurs et allons probablement en écraser un tas, mais je pense que nous y arriverons.”

Elon Musk, CNBC

Vers la Lune, et au-delà !

Mais quel est l’intérêt de retourner sur la Lune, me direz-vous ? En réalité, la Lune n’est qu’une étape et c’est précisément ce qu’a ensuite expliqué l’homme d’affaires. L’idée n’est en effet pas de coloniser notre satellite, mais plutôt d’y établir des postes permanents afin de préparer les futures missions en direction de Mars… et du reste du système solaire.

Une stratégie qui fait sens. La Lune a une gravité moindre que la Terre et cela veut également dire qu’un lancement effectué depuis notre satellite exigera moins de combustible.

Toutefois, l’idée n’est pas uniquement de construire des bases de lancement à la surface de la Lune. Les agences spatiales travaillent sur un projet beaucoup plus ambitieux, un projet visant à placer dans l’orbite lunaire une station spatiale : le fameux Lunar Gateway. Un projet proposé en 2017 par la NASA et qui suscite beaucoup d’intérêt.

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