Pour Elon Musk, le problème des voitures autonomes, ce sont les humains

Elon Musk n’est pas réputé pour avoir sa langue dans sa poche. En réalité, c’est même tout le contraire. L’homme d’affaires a pris l’habitude de partager la moindre de ses pensées publiquement sur Twitter avec ses millions d’abonnés. Ce qui lui a parfois valu quelques déboires, comme cette affaire avec la SEC.

Toujours est-il qu’il ne semble pas vouloir changer ses habitudes, comme en témoigne son dernier coup d’éclat.

Crédits Tesla

Le 30 avril, Elon Musk a ainsi pris sa plus belle plume pour donner sa vision de la conduite autonome. Ou plutôt de ses limites.

Pour Elon Musk, les routes ne sont pas faites pour les IA des voitures autonomes

Des limites qui semblent ne pas être là où on le pense. Dans ce fameux message, le fondateur de Tesla a en effet indiqué que le plus grand défi de la conduite autonome était de parvenir à composer avec des véhicules non automatisés et conduits par des humains :

“Une grande partie de l’IA dans le monde réel doit être développée pour réaliser un travail autonome généralisé et non supervisé, car l’ensemble du système routier est conçu pour les réseaux neuronaux biologiques avec des imageurs optiques.”

Elon Musk – Twitter

Autrement dit, le problème des voitures autonomes, ce n’est pas le fait que leur IA puisse être imparfaite ou boguée, mais plutôt qu’elles doivent côtoyer des véhicules conduits par des êtres faits de chair et de sang roulant sur des routes qui n’ont pas été pensées pour la conduite autonome.

Si les déclarations d’Elon Musk peuvent sembler un peu abruptes, elles restent cependant logiques. Les routes sur lesquelles nous roulons n’ont pas été pensées pour les voitures autonomes. Ces dernières ont donc été obligées de s’adapter à des conditions de circulation fixées bien avant leur naissance et pensées pour des conducteurs humains.

Un facteur humain difficile à prévoir

Le meilleur exemple reste sans doute celui de la signalisation.

Les panneaux routiers n’ont pas été créés pour les voitures autonomes, mais pour des conducteurs humains. Ils ont donc une forme spécifique, avec des symboles spécifiques. Pour pouvoir rouler sur les routes, les véhicules pilotés par une IA doivent donc être capables de “voir” ces panneaux et de les interpréter en fonction d’un contexte précis.

Et toute la difficulté réside justement là, d’autant qu’une voiture autonome doit aussi composer avec des conducteurs humains. Conducteurs qui, par essence, peuvent avoir des réactions irréfléchies, stupides et donc très difficiles à anticiper pour une intelligence artificielle.

Reste qu’il y a un autre point qui doit être pris en compte : l’IA est une création humaine. Et comme toutes les créations imaginées par des êtres imparfaits, elle peut elle aussi être imparfaite.

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