En 1910, on pensait que la fin du monde était arrivée

La comète de Halley a été découverte par Edmond Halley au cours du 18ème siècle. Il a ainsi été calculé que l’objet cosmique pouvait être visible depuis la Terre tous les 76 ans, au moment où il s’approchait de notre planète. En 1910, la comète de Halley était donc attendue, mais cette année-là, l’événement a failli tourner au cauchemar lorsqu’une rumeur s’est répandue, disant que ce passage signifiait la fin du monde.

On peut dire que le passage de la comète de Halley il y a de cela 110 ans a été assez spécial puisque cela a causé une panique générale dans le monde. La raison de l’hystérie a été la prévision selon laquelle l’orbite de la Terre allait croiser la queue de la comète. Les chercheurs de l’époque ont alors émis l’hypothèse que cette partie de l’objet cosmique était constituée entre autres d’un gaz très dangereux qui s’appelle le cyanogène.  Le scientifique qui a réellement insufflé la peur chez les gens a été l’astronome français Camille Flammarion avec les détails qu’il a publiés le 31 décembre 1909.

Un astéroïde filant vers la Terre
Image par Michael L. Hiraeth de Pixabay

Flammarion a parlé des conséquences que pourrait produire la rencontre de la Terre et la queue de la comète. Il a indiqué qu’il est possible que l’humanité soit empoisonnée par des gaz délétères. Selon lui, si l’hydrogène de la comète se combinait avec l’oxygène de l’atmosphère, tout le monde étoufferait en peu de temps.

Par contre, si c’est l’azote qui venait à diminuer, les humains périraient quand même mais tout le monde ressentirait une sensation de joie et de folie à cause du taux élevé d’oxygène.

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Les scientifiques ont fait ce qu’ils ont pu

Face à ce phénomène de panique, certains scientifiques de l’époque ont quand même essayé d’expliquer la situation. Ils ont déclaré que les queues cométaires étaient très légères et raréfiées, bien qu’elles soient immenses. Comparée à elles, notre atmosphère serait similaire à du plomb. Ainsi, même si la Terre était totalement immergée dans une queue de comète, nous serions protégés par notre atmosphère.

Malgré cet appel au calme des scientifiques, le mal était fait et tout le monde était déjà dans un état de panique. Pour la majorité, c’était la fin du monde. Pour empirer les choses, la presse s’est emparée du sujet, et les titres publiés n’aidaient pas vraiment à calmer les choses.  

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La presse a aggravé la situation

Au cours de cette période, les différents médias dans le monde n’ont fait qu’alimenter la panique avec les nouvelles qu’ils publiaient. Par exemple, Ici Radio Canada a rapporté que des suicides dus à la panique avaient été enregistrés aux Etats-Unis, au Japon, ou encore en Espagne. Le média canadien a aussi expliqué que les nombreux appels au calme des scientifiques étaient ignorés par la presse.

De son côté, le journal Le Parisien avait comme titre « la Date fatale », tandis que le New York Times rapportait la présence du gaz dangereux dans une comète qui arrivait très rapidement en direction de la planète.

On a aussi vu l’apparition de charlatans qui se faisaient de l’argent en vendant des pilules sensées pouvoir contrer le poison de la comète.

On peut dire que l’année 1910 a été propice aux comètes puisque quelques mois avant l’arrivée de la comète de Halley, une autre comète pouvait être observée à l’œil nu à partir de la Terre. Elle a été baptisée la Grande Comète de Janvier 1910 et a d’abord été confondue avec la comète de Halley qui devait passer cette année-là.