En 2012, un mathématicien avait prédit une année 2020 compliquée

En 2012, Peter Turchin a prédit que l’année 2020 sera chaotique aussi bien aux États-Unis que dans le monde entier. Ce scientifique, qui est à la fois écologiste, biologiste et mathématicien à l’université du Connecticut, a analysé les crises ayant été motrices de violences en Amérique entre 1780 et 2010.

Sur cette période, il a pu noter des troubles qui se répètent tous les 50 ans. Cette observation était à l’origine de sa projection.

La Terre vue de l'espace

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En plus de la pandémie du Covid-19, l’année est effectivement pleine d’évènements bouleversants.

La réémergence du mouvement « Black Lives Matter » n’en est qu’un parmi tant d’autres. Rappelons que les manifestations ont commencé le 19 juin 2020, dans le centre de Chicago, suite au décès de George Floyd et dans le but de protester contre la brutalité policière.

Après sa publication dans le Journal of Peace Research, l’article de Turchin a fait l’objet d’un débat scientifique qui a confronté les avis mitigés de plusieurs chercheurs.

La violence aurait un caractère cyclique

Le premier constat de Peter Turchin est qu’une longue tendance à la paix semble être systématiquement suivie d’une montée de la violence. Selon lui, le cycle pourrait s’étendre sur 200 à 300 ans. L’expert pense que la phase la plus récente a déjà commencé au début des années 1800. Néanmoins, les bouleversements majeurs seraient survenus, quant à eux, au milieu et à fin de ce siècle, puis au courant des années 1900.

D’un autre côté, il a noté une sorte de répétition qui se fait tous les cinquante ans. La violence aurait atteint son apogée vers 1870, 1920, et 1970 sur le plan international. En se basant sur cette théorie, il a prédit que le phénomène allait se produire en 2020.

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Une solution qui tiendra jusqu’à la prochaine crise ?

Ilona Otto, sociologue et économiste à l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam, s’est intéressée à l’étude de Peter. Elle a noté une certaine corrélation entre la gravité de la situation et les manières dont les acteurs politiques y réagissent. Elle a remarqué que les dirigeants qui se succèdent semblent toujours finalement trouver une solution qui tient jusqu’à la prochaine crise.

« Après un certain temps, de nouveaux défis apparaissent et il faut trouver des moyens pour y faire face. Si les institutions créées ne sont pas assez flexibles pour apporter la paix, le résultat peut être soit une révolution, soit une guerre », a-t-elle ajouté.

Otto a souligné que l’accès inégal aux ressources, à l’éducation et aux soins constitue la principale cause d’un trouble populaire. Néanmoins, l’avenir de l’humanité dépendrait de la politique menée à cet effet.

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