En 2500, la Terre ne sera plus notre planète

La Terre ne se porte pas bien. Le changement climatique est une réalité et tous les rapports des scientifiques vont dans le même sens. Si nous ne faisons rien, la situation va continuer à empirer. Et justement, des chercheurs viennent de publier un nouvel article dans Global Change Biology, un article dans lequel ils expliquent que la Terre risque, à terme, de ne plus être notre planète. On vous explique tout.

L’humanité a pendant longtemps tenu pour acquis les biens prodigués par la planète qui l’a vue naître.

La planète Terre
Crédits Pixabay

Pendant des siècles, nous avons donc consommé, nous avons construit, nous avons développé et ce sans chercher à mesurer réellement l’impact de notre activité sur notre environnement.

La Terre n’est pas acquise

Et aujourd’hui, nous commençons enfin à prendre conscience de ses effets. Les rapports sont en effet tous unanimes. Le changement climatique va induire de nombreux changements sur notre planète. Des changements comme l’augmentation des niveaux de gaz à effet de serre, l’explosion des températures ou encore l’augmentation du niveau de la mer.

A ce train-là, de nombreuses villes françaises risquent ainsi de se retrouver sous l’eau à l’horizon 2100.

Et justement, la plupart de ces études partagent un point commun : elles ne vont pas au-delà de 2100.

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Une simulation allant jusqu’à 2500

C’est évidemment un problème. Cette vision court-termiste nous empêche de voir plus loin et de raisonner sur le long terme. Au final, ce sont donc les enfants de nos enfants qui risquent d’en payer le prix.

Une équipe de plusieurs chercheurs travaillant pour l’Université de Leeds, l’Université de Sheffield, l’Université de Montréal ou encore de l’Université d’Oxford ont justement cherché à voir plus loin. Ils ont donc exécuté de nouvelles projections de modèles climatiques mondiaux, des projections allant jusqu’à l’année 2500. Et le résultat est sans appel. Si nous ne faisons rien, alors la Terre finira par devenir un monde étranger à notre espèce.

Concrètement, donc, en supposant que les activités humaines restent les mêmes, toutes les zones tropicales deviendront inhabitables pour notre espèce, mais aussi pour de nombreux animaux. Il y fera en effet trop chaud. L’Amazone, par exemple, devrait s’assécher considérablement, et toute la forêt entourant le fleuve disparaîtrait par la même occasion pour se transformer en une immense étendue de sable et de roches.

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La plupart des régions inhabitables

Le midwest américain, de son côté, aurait de plus en plus de mal à poursuivre ses cultures de maïs. Les fortes chaleurs empêcheraient aussi les agriculteurs d’officier sur place. L’Inde serait en grande partie inhabitable, du moins sans combinaison et sans équipement de survie.

Et bien sûr, ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres. Les chercheurs à l’origine de cette étude en appellent donc, une fois de plus, à une prise de conscience globale.

D’autant que les effets du changement climatique seront difficiles à inverser si nous attendons trop.

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