En Australie, des chercheurs ont lancé « un Google Maps du son » consacré à la vie sauvage

Pour les personnes qui ont du mal à s’orienter, Google Maps est l’outil idéal. Grâce à lui, vous pouvez vous servir d’une carte virtuelle pour vous situer dans un endroit ou explorer différents lieux peu importe où vous vous trouvez, depuis votre smartphone ou votre ordinateur.

Dans le cadre du projet National Acoustic Observatory, initié par l’Australian Research Council, une équipe de chercheurs australiens s’est inspirée du concept du service de Google et l’a détourné pour créer une sorte de « Google Maps du son » qui aidera les scientifiques à surveiller la vie sauvage en Australie.

crédits Pixabay

Ce service leur permettra d’enregistrer et de répertorier, durant cinq ans, les sons émis par les animaux sauvages d’Australie.

Des capteurs de sons fonctionnant à l’énergie solaire

Pour enregistrer ces sons, les scientifiques ont prévu d’installer dans la nature des centaines de capteurs fonctionnant grâce à l’énergie solaire. Ces capteurs de sons seront dispersés dans plusieurs endroits reculés d’Australie.

L’objectif des chercheurs est de créer un « paysage de sons » unique qui évoluera en fonction des bruits enregistrés par les capteurs. Le Professeur Paul Roe, du Queensland University of Technology de Brisbane, qui dirige cette recherche a déclaré que les données collectées seront stockées dans le cloud. Elles seront accessibles gratuitement.

400 capteurs disséminés dans la nature

D’après le Professeur Paul Roe, 400 capteurs de sons ont été placés dans 100 sites différents, allant des régions désertiques aux zones subtropicales en passant par les forêts tropicales d’Australie. « Ils enregistreront des cris d’oiseaux, des coassements de grenouilles, des koalas, des aboiements de chiens sauvages, des animaux que les scientifiques ont, généralement, du mal à suivre dans la nature. »

Paul Roe a indiqué que ces capteurs allaient permettre à son équipe de mieux appréhender les changements de l’environnement. « Peut-être que nous enregistrerons des bruits d’oiseaux qui arrivent parce qu’il y a de l’eau ou que les arbres sont en fleurs. Il pourrait aussi y avoir des grenouilles qui vont croasser pour appeler après la pluie. Normalement, nous ne pouvons ni savoir ce qui arrive à ces espèces ni prédire quand elles vont appeler et encore moins savoir quand est-ce qu’elles seront présentes. Ces capteurs nous aideront à comprendre comment l’environnement évolue. »

Ces capteurs de sons enregistreront les données de façon continue.

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