En Chine, on préfère cloner les chiens policiers plutôt que les dresser

La Chine a trouvé une solution pour optimiser et réduire le coût de la formation de chiens policiers. Plutôt que de dresser chaque année de nouveaux individus, elle préfère en effet cloner les chiens les plus efficaces et les plus obéissants.

Former un chien policier n’a rien d’une tâche facile. Le processus est très long et il demande de faire preuve d’une certaine forme d’adaptabilité.

Clonage chien

Tous les chiens ne réagissent en effet pas de la même manière et certains sont ainsi plus réceptifs que d’autres.

En Chine, on clone les chiens policiers pour gagner du temps

Partant de ce constat, la ville de Kunming a eu l’idée de se rapprocher de l’Université agricole du Yunnan et de Beijing Sinogene Biotechnologie afin de mettre au point un processus de clonage des éléments les plus performants de la brigade canine de la ville.

L’idée étant, comme souvent, d’économiser du temps et de l’argent. Il faut en effet rappeler qu’en Chine, la formation d’un chien policier dure entre quatre et cinq ans et représente un coup d’un demi-million de yuans, soit environ 65 000 €.

D’après le China Daily, un premier chiot baptisé Kunxun aurait été cloné par ce biais, à partir de cellules somatiques présentes sur la peau d’un chien adulte travaillant depuis plusieurs années pour la brigade canine locale.

Grâce à ce prélèvement, la ville et ses partenaires seraient parvenus à créer un embryon viable et ce dernier aurait ensuite été implanté dans un beagle.

Une première expérience réussie

Wan Jiusheng, l’un des chercheurs travaillant sur ce projet, a indiqué que l’expérience avait été concluante. Le chiot est en effet en bonne santé et l’homme estime que le processus devrait permettre à la ville de gagner beaucoup de temps en dressage. Il ne compte d’ailleurs pas se limiter à ce premier individu et il souhaite ainsi généraliser l’expérience durant cette prochaine décennie.

Bien sûr, l’expérience soulève de nombreux débats dans la communauté scientifique. Le clonage d’animaux  est en effet un sujet délicat.

De leur côté, les instigateurs du projet semblent plutôt enthousiastes. D’après eux, Kunxun est né par césarienne et il est en excellente santé.

Wan Jiusheng a également indiqué que l’animal semblait présenter de bonnes aptitudes, que ce soit pour la recherche de matériaux ou pour l’adaptabilité en territoire inconnu. Il pense aussi qu’il n’aura besoin que de dix mois de formation pour être en mesure d’opérer sur le terrain.

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