En Chine, un premier cas de grippe aviaire à H10N3 détecté chez un patient

Alors que nous ne sommes pas encore tirés d’affaire avec le Sars-CoV-2, un premier cas d’une grippe aviaire due au H10N3 vient d’être confirmé en Chine. Cette contamination a conduit cette personne à l’hôpital. Heureusement, cette dernière s’en est sortie indemne.

Pour en savoir davantage, la CCDC (Chinese Center for Disease Control and Prevention) a décidé de mener des examens génétiques sur des prélèvements provenant de ce patient. Et afin de débusquer d’éventuels autres cas du genre, la CCDC a mené en parallèle une investigation dans la province du Jiangsu et dans ses environs.

Photo d’Aneta Esz. Crédits Pixabay

Pour le moment, la CCDC n’a détecté aucun autre cas. Ce qui signifie que le H10N3 présente de faibles risques de transmission entre humains.

Un virus bénin pour ses hôtes naturels, potentiellement dangereux pour l’être humain

Chez les oiseaux, le H10N3 ne provoque rien de grave. Toutefois, comme nous le prouve cet incident qui fait actuellement parler de lui, cette grippe aviaire peut être dangereuse pour l’être humain. En effet, cet individu contaminé a développé une forte fièvre, ce qui l’a contraint à passer un séjour à l’hôpital.

Pour en savoir davantage sur cette souche, les chercheurs de la CCDC se pencheront donc sur des prélèvements génétiques issus de cette première personne touchée par le H10N3. Cela permettra d’en savoir plus sur les facteurs qui ont permis à cette souche de passer des oiseaux à l’être humain.

Des experts ont également mené une enquête dans la province du Jiangsu, afin de voir la propagation de ce virus auprès de la population humaine. Suite à cette enquête, la CCDC n’a détecté aucun autre cas chez l’Homme, ce qui est très encourageant. Quant à la manière dont le H10N3 a pu contaminer cette personne, la CCDC n’a donné aucune information sur le sujet.

Cette grippe aviaire présente peu de risques de devenir une pandémie

Selon les spécialistes, le H10N3 infecte très rarement ses hôtes naturels. Entre 1970 et 2018, la communauté scientifique n’a ainsi isolé que 160 souches de H10N3, uniquement chez des oiseaux aquatiques, mais jamais chez des poulets.

Et selon la CCDC, les risques pour que le H10N3 puisse engendrer une pandémie sont extrêmement minces. Toutefois, il est nécessaire de garder un œil sur ce virus, car même si la grippe aviaire se propage rarement auprès de la population humaine, certaines variantes font exception à la règle.

Parmi celles qui ont provoqué de véritables catastrophes, nous pouvons énumérer H7N9 et H2N2. Tandis que H2N2 a décimé de nombreuses personnes en 1957, H7N9 a fait 300 morts entre 2016 et 2017.

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