En Chine, vous pouvez louer votre petit ami

En Chine, un nouveau concept est actuellement en train de se populariser : les butler cafés. Et ils ne font pas l’unanimité.

Les butler cafés, ou “cafés majordomes” en français, ne sont pas nés en Chine, mais au Japon. Le concept reste cependant le même. Les clientes ne se contentent en effet pas de boire quelques verres. Elles peuvent également demander à passer du temps avec de beaux et fringants serveurs.

Une illustration représentant un room service
Image par Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

Et attention, car on ne parle pas ici d’un simple échange cordial.

Louer un petit ami au café, c’est possible en Chine

En effet, si la cliente met la main au portefeuille, alors elle pourra choisir le serveur qui passera du temps en compagnie et même lui demander de porter une tenue spécifique. Mieux encore, suivant les cafés, il sera même possible de demander à ce que ce dernier nous accompagne en balade ou durant une séance shopping.

Le prix de ces services n’est évidemment pas donné. La visite simple est facturée à partir de 60 $, mais les tarifs peuvent très vite s’envoler en fonction des services demandés. De nombreux butler cafés proposent également des abonnements VIP facturés au prix fort.

Comme l’expliquent nos confrères du site Sixthstone, ces cafés n’ont rien à voir avec de la prostitution. Les majordomes loués ne sont pas payés pour avoir des relations sexuelles avec les clientes. Ils sont juste là pour les aider à se sentir moins seules et pour leur permettre de passer un bon moment.

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L’équivalent des maid cafés, mais pour les femmes

Il peut d’ailleurs être utile de préciser qu’il existe aussi des lieux similaires réservés à la gent masculine : les maid cafés. Des lieux où les serveuses sont bien faites de leur personne et où elle porte des tenues de femmes de chambre très traditionnelles.

Les butler cafés répondent d’ailleurs à la même logique. Les majordomes sont en effet sélectionné en fonction de leur physique, ce qui ne fait bien entendu pas l’unanimité au sein de la société chinoise.

Mero, la propriétaire de l’un de ces cafés, ne voit pas le problème pour sa part et elle explique ainsi que le but de son établissement est avant tout de redonner le contrôle aux femmes. Des femmes qui sont trop souvent sollicitées, que ce soit dans la rue, dans les cafés ou en toute autre occasion.

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Des établissements qui ne font pas l’unanimité

Car si ces majordomes sont bien faits de leur personne, ils ont aussi un autre point commun : ils sont prévenants, polis et à l’écoute des clientes.

Et si l’on en croit les clientes de ces établissements, c’est justement ça qui fait toute la différence. Dans ces cafés, elles se sentent en effet comme des reines, et non comme des proies. Ces majordomes leur permettent donc de reprendre confiance en elles.

Du côté des majordomes, tout ne semble pas rose. Pour pouvoir travailler dans ces cafés, ils doivent en effet tout mettre en oeuvre pour paraître – et rester – attrayants. Ils sont en effet jugés principalement sur leur physique et ils passent ainsi un temps considérable à se préparer pour être en mesure de répondre aux exigences des clientes.

Une réalité qui ne plaît pas à tous. Ces cafés ont en effet leurs détracteurs, des détracteurs qui les accusent d’instrumentaliser les hommes. Si la critique peut être étendue, elle reste finalement assez ironique puisque c’est justement le sort réservé aux femmes depuis des siècles.

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