En Grande-Bretagne, un ministre envoyait son assistante acheter des sextoys

Mark Garnier, le ministre britannique du Commerce international, fait actuellement l’objet d’une enquête à propos d’agissements jugés inacceptables sur la personne de sa secrétaire. Le dimanche 29 octobre 2017, le ministre a avoué dans le journal « The Mail on Sunday » qu’il avait  envoyé à plusieurs reprises sa secrétaire acheter des jouets sexuels.

Le gouvernement britannique n’a pas tardé à réagir. Le ministre de la Santé Jeremy Hunt a déclaré le même dimanche sur BBC 1 qu’une enquête allait être ouverte pour déterminer si ces agissements du ministre étaient conformes au code de conduite ministériel.

shopping

Actuellement, de nombreux politiciens sont accusés d’avoir un comportement indécent envers leurs assistantes.

Des accusations écornant le Parlement

Cependant, pour le député conservateur Mark Garnier, cette commission qu’il a fait faire à sa secrétaire n’avait en rien le caractère d’un harcèlement sexuel.

La Première ministre britannique Theresa May a déclaré être préoccupée par ces accusations de comportements inappropriés des parlementaires et des ministres. Elle a ainsi adressé une lettre au Président de la Chambre des communes l’enjoignant de collaborer ensemble afin de faire cesser ces comportements désobligeants qui impactent sur la réputation du Parlement.

Elle a également ajouté que même si des lignes de communication actives 24h sur 24 ont déjà été instaurées en ressources humaines pour répondre aux besoins des députés, il s’avère désormais nécessaire d’en établir aussi pour le personnel qui travaille à leurs services.

Des harcèlements sexuels récurrents

Le ministre de la Santé a déclaré sur BBC 1 que si ces accusations sont fondées, les comportements des personnes inculpées ne pourront pas être tolérés. Il ajoute par ailleurs que les jeunes femmes qui étudient la politique dans les universités nourrissent l’espoir d’intégrer le Westminster et doivent ainsi être protégées de ce genre de harcèlement.

Malheureusement, quatre députés sont maintenant sur la sellette pour cause de harcèlement sexuel. L’un d’entre eux, l’ancien ministre conservateur Stephen Crabb a avoué qu’il a déjà envoyé des messages à caractère sexuel à une adolescente de dix-neuf ans qu’il avait reçue pour un entretien d’embauche.

Le samedi 28 octobre 2017, Jeremy Corbyn, le chef des travaillistes a dénoncé que ces comportements dégradants avaient existé depuis longtemps, si bien qu’ils en sont devenus une culture prospérant dans les coulisses du pouvoir.