Enceinte, elle vend des tests de grossesse positifs pour payer ses études

Chelsea* est enceinte de trois mois et elle a trouvé une drôle de manière d’arrondir ses fins de mois. Elle vend en effet son urine et des tests de grossesse en ligne, sur Craiglist. Pourquoi ? Pour pouvoir payer ses études, tout simplement. Et elle n’est pas la seule à le faire.

Craiglist n’est pas tout jeune. Le site a en effet été lancé au milieu des années 90, à une époque où le web n’avait pas encore conquis le cœur du grand public. Il permettait aux internautes de publier et de consulter des petites annonces diverses et variées, mais également d’échanger entre eux par le biais de forums de discussion.

Vente tests grossesse

Une Américaine a vendu des tests de grosse usagé sur Craiglist pour boucler ses fins de mois.

Le site a rencontré un succès immédiat et il a même fini par attirer l’attention d’un autre géant du web, eBay. Ce dernier a en effet racheté signé un gros chèque en 2004 pour mettre la main sur 25 % des actions de la société.

Elle cherchait un moyen d’arrondir ses fins de mois pour pouvoir continuer ses études

Comme des milliers d’autres Américains, Chelsea passe régulièrement sur Craiglist et il lui est même souvent arrivé de vendre des produits ou d’autres babioles sur le service.

Notre amie est tombée enceinte à la rentrée dernière. Peu de temps après avoir appris la nouvelle, elle a commencé à fouiner sur la toile pour trouver des petits boulots à faire de chez elle. Chelsea n’a en effet pas encore fini ses études et le moindre dollar a donc son importance.

Elle est alors tombée sur plusieurs récits publiés par d’autres femmes enceintes, des femmes qui avaient été confrontées aux mêmes problèmes et qui avaient subitement décidé de vendre leur urine et leurs tests de grossesse usagés en ligne, sur divers sites.

En discutant avec une de ces femmes, Chelsea a alors eu la surprise de découvrir qu’elles pouvaient gagner 200 $ par jour grâce à cette activité.

Ni une, ni deux, notre amie a donc foncé à la pharmacie du coin et elle a acheté un lot de tests de grossesse et plusieurs pots hermétiques. Une fois revenue chez elle, la jeune femme a publié plusieurs annonces sur le site.

Beaucoup de gens ont fait le déplacement pour acheter les échantillons de la jeune femme

Plusieurs internautes sont tombés sur ces annonces et ils ont commencé à en parler autour d’eux, sur les réseaux sociaux. Le phénomène a rapidement pris de l’ampleur et il a fini par attirer l’attention de plusieurs chaînes locales. Une d’entre elles a envoyé un stagiaire sur place, à la rencontre de la femme.

Elle a expliqué avoir reçu de nombreuses propositions de la part de plusieurs acheteurs. Certains venaient même d’assez loin. L’argent s’est rapidement mis à couler. À flot. Elle ignore ce qui a motivé ses acheteurs et elle s’en moque. Ce qui compte, pour elle, c’est de pouvoir poursuivre ses études et de préparer son avenir. Le sien, et celui de son enfant.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette activité n’a rien d’illégal, et ce même si Craiglist interdit la vente de fluides. Selon Dale Carson, un expert en droit, ces transactions se trouvent dans une zone grise sur le plan juridique et c’est précisément pour cette raison que les autorités ne peuvent pas les empêcher.

Il pense néanmoins que ces cas vont pousser les législateurs à voter des lois pour limiter au maximum ces opérations. En attendant, après s’être retrouvée sous les feux des projecteurs, Chelsea a préféré fermer boutique et supprimer ses annonces.

* : Il s’agit d’un nom d’emprunt. Pour des raisons évidentes, cette femme n’a pas souhaité divulguer son identité.

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