Monolithe : une enquête en cours en Californie

2020 aura été une année particulièrement étrange. Frappé par une pandémie que personne n’avait réellement anticipé, le monde s’est retrouvé comme figé et une bonne partie de la population a alors dû se cloîtrer chez elle. Ensuite, il y a eu toutes les dérives autour des présidentielles américaines, pour finalement terminer avec cette histoire de monolithes.

La semaine dernière, l’équipage d’un hélicoptère survolant une région reculée de l’Utah a en effet découvert un monolithe de métal haut comme deux hommes.

Le Monolithe de l'Utah était visible dans Google Maps
Le Monolithe de l’Utah était visible dans Google Maps

Planté au milieu de nulle part, la structure s’est retrouvée au coeur d’un tourbillon de théories, pour que l’on apprenne finalement qu’il s’agissait de l’oeuvre d’un collectif d’artistes.

Des monolithes de métal pour finir l’année

Mais l’histoire ne s’est pas arrêté là. Après la disparition du premier monolithe, un deuxième monument similaire est apparu en Roumanie… avant de disparaître à son tour. Puis, c’est un troisième monolithe qui a été repéré en Californie. Suivi de plusieurs autres, comme nous le rapportions hier.

Pour le moment, aucune autre structure n’a été repérée, du moins pas à l’heure où nous écrivons cet article – cela aura peut-être changé lorsque vous le lirez – mais nous apprenons en revanche qu’une enquête va avoir lieu autour de la destruction du monolithe de Californie.

En effet, contrairement au monolithe de l’Utah et à celui de Roumanie, le monolithe de Californie n’a pas disparu du jour au lendemain et il a été la victime malheureuse d’un groupe d’hommes ouvertement racistes et homophobes.

Les autorités d’Atascadero vont ouvrir une enquête

Ces derniers se sont ainsi rendus en pleine nuit sur le site où le monument avait été déposé pour le vandaliser. Ils l’ont donc fait tomber sur le sol avant de le trainer en bas de la montagne, le tout en proférant des insultes racistes et homophobes tout en chantant des hymnes d’extrême droite. Ils ont ensuite planté une croix en bois à la place du monolithe.

Or justement, ces agissements n’ont pas plus à Heather Moreno, la mairesse d’Atascadero, la commune où le troisième monolithe avait été installé. Pour elle, cette drôle de structure faisait un peu office de bouffée d’air dans un contexte compliqué et elle s’est dite “très contrariée” que des hommes aient ressenti le besoin de conduire cinq heures durant pour le vandaliser.

En conséquence et compte tenu des agissements du groupe, les autorités locales ont pris la décision d’ouvrir une enquête. Et si cette dernière portera principalement sur les agissements du groupe, elle aura aussi pour but de faire toute la lumière sur les origines du monolithe de Californie.