En Essonne, les gendarmes ont fait fermer une boutique tenue par des dealers sur Snapchat

Comme nous le savons tous, les réseaux sociaux, comme Facebook, Instagram, Twitter ou encore Snapchat, sont un excellent moyen de communiquer avec ses proches, amis, collègues et autres ; de suivre ce qui fait le buzz mais aussi, et peut-être surtout, de faire du business.

Seulement, si bon nombre d’entreprises et de particuliers utilisent les réseaux sociaux pour accroître leur notoriété, atteindre plus de clients et mieux faire connaître leurs produits et services, certains les utiliseraient pour accroître leur trafic.

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Et quand on parle de trafic, il n’est pas question ici du nombre de visiteurs qui passent par un site Internet, mais plutôt, de trafic de stupéfiants et plus précisément, de cannabis.

Des activités qui s’étendent à Lyon et dans six départements franciliens

En effet, 20 minutes nous rapporte le lundi 11 janvier dernier que des gendarmes ont identifié des dealers de cannabis sur Snapchat. Les faits remontent plusieurs semaines en arrière. Les enquêteurs de la brigade de recherches d’Evry-Courcouronnes avaient trois personnes dans leur collimateur. Deux hommes, respectivement âgés de 19 ans et de 30 ans et une femme de 40 ans.

Les gendarmes les soupçonnaient d’être à la tête d’un important trafic de cannabis qui s’étend non seulement dans six départements franciliens mais aussi dans la région lyonnaise. Apparemment, les suspects auraient déjà eu affaire aux forces de l’ordre auparavant, dans des affaires de stupéfiants similaires.

Cette fois-ci, les trois suspects auraient orchestré leur trafic depuis des appartements loués sur Airbnb. Une source proche de l’affaire affirme qu’ils livraient la marchandise et faisaient du « click and collect ». Ils auraient également communiqué avec leurs clients via Snapchat.

64kg de cannabis, 2.000 euros en liquide et une arme factice ont été découverts lors que la perquisition

Les autorités ont fini par surveiller leurs actions et les ont mis sur écoute et leurs soupçons se sont rapidement vérifiés. Le lundi 4 janvier dernier, les gendarmes ont procédé à leur interpellation ainsi qu’à une perquisition de leur domicile.

Ils y ont découvert 64 kg de résine et d’herbe de cannabis, 2.000 euros de liquidités et une arme factice. Les trois suspects ont été emmenés devant un juge d’instruction le samedi 09 janvier et une information judiciaire est actuellement en cours. En attendant, chacun des trois suspects a été placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis, à Versailles et à la prison de la Santé, dans le 14ème arrondissement de Paris, selon 20 Minutes.

Néanmoins, alors que les gendarmes les ont interpellés, les suspects ont encore eu le temps d’écrire sur leur compte Snapchat, « Mes chers Snapchateur, nous somme actuellement fermés, ne vous inquiétez pas, nous serons de retour très bientôt », avec en prime, des gendarmes en image de fond du message. Ils ont également promis une ouverture pour mardi. Reste à savoir, quel mardi ?

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