Est-il trop tard pour sauver les baleines de l’extinction ?

Le temps passe et les ravages de l’homme sur la nature continuent de se faire sentir. Les conséquences des agissements humains sur les océans et les créatures marines sont particulièrement critiques. De récentes études ont mis à jour le danger que courent actuellement la population mondiale de baleines épaulard, plus connues sous le nom d’orque.

Selon un rapport publié le 2 octobre 2018 dans le magazine Sciences, la pollution des océans, plus particulièrement celle des mers du nord-est du Pacifique, pourrait entraîner l’extinction d’une grande partie des orques d’ici les 30 à 50 prochaines années.

Les environnementalistes canadiens et américains sont actuellement sur le pied de guerre pour tenter d’empêcher l’avènement d’une telle catastrophe. Mais n’est-il pas trop tard ?

Plus que quelques centaines d’orques au Canada

Dans le rapport publié sur Sciences, il est révélé que la situation est particulièrement critique pour les épaulards du sud. Il se trouve qu’en l’espace d’une dizaine d’années seulement, depuis 2003 pour être plus précis, leur nombre est passé de 82 à 74.

Selon les explications apportées par Julie Gelfand, Commissaire canadienne à l’environnement, la pollution des eaux est en cause. La faute revient également à la pénurie de saumons quinnat, principale alimentation des baleines, qui fait suite à la surpêche.

La faute à l’inaction des gouvernements ?

Des mesures de protection ont été mises en place en 2016, mais Julie Gelfand estime cependant qu’il est peut-être trop tard : « Pendant plus d’une décennie, le gouvernement [canadien] n’a pas édicté des réglementations en matière de pêche et de navigation qui auraient permis aux orques, aux baleines et à d’autres animaux de besoin de survivre. »

Ces propos sont appuyés par Chris Genovali, Directeur exécutif de la Rain Conservation Foundation, qui estime lui aussi que si elles le voulaient vraiment, les autorités du Canada et des États-Unis auraient largement eu le temps d’agir, mais voilà, ils ne l’ont pas fait.

Cela fait près de 15 ans que les épaulards du sud sont officiellement considérés comme une espèce en voie de disparition au Canada. Les autorités n’ont commencé à vraiment agir qu’en 2017. Les environnementalistes gardent cependant espoir : un projet de plan, en préparation depuis le mois dernier, sera présenté en novembre 2018.