Et les lauréats des prix Ig Nobel millésime 2021 sont …

Parfois, les expériences et les idées les plus farfelues permettent aux chercheurs de parvenir aux plus grandes avancées dans le domaine. Créés en 1991, les prix Ig Nobel gratifient justement chaque année des chercheurs à l’origine d’études scientifiques marrantes … qui poussent quand même à se dire qu’il fallait y penser.

D’ailleurs, le slogan qui dit « récompenser les réalisations qui font d’abord rire les gens, puis font réfléchir », est très clair.

Deux enfants en train de crier victoire
Crédits Pixabay

Avec la pandémie que nous traversons en ce moment, depuis deux ans, la remise des prix Ig Nobel a dû se faire en format virtuel. Place maintenant aux lauréats du cru 2021, avec leurs réalisations aussi étranges que loufoques les unes et les autres.

Les grands gagnants des Ig Nobel en biologie, écologie et chimie

Pour l’édition 2021 des prix Ig Nobel, les participants devaient parler de leurs travaux en deux parties. Premier exercice imposé, une présentation de 24 secondes, suivie d’une deuxième épreuve consistant à résumer les travaux en seulement 7 mots.

Et cette année, dans la catégorie biologie, Susanne Schötz, de l’Université de Lund (Suède) fut la grande gagnante. La chercheuse s’est démarquée avec son expérience consistant à vérifier si des comportements propres aux chats, comme les ronronnements, sont en fait destinés à communiquer avec les humains.

Quant au prix d’écologie, il est revenu à Leila Satari, Alba Guillén, Àngela Vidal-Verdú et Manuel Porcar, qui ont identifié, par l’intermédiaire d’examens génétiques, diverses sortes de bactéries présentes dans les chewing-gums jetés par terre.

Quant à Jörg Wicker et son équipe, leurs travaux, déterminant si les différents critères d’un film pourraient influencer l’odeur d’une salle de cinéma, en ont fait les lauréats du prix de chimie.

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Les autres lauréats ne manquent certainement pas … de sérieux

Du côté de Robin Radcliffe, de la Cornell University (États-Unis), et de ses compères, ils ont obtenu le prix du transport, en vérifiant si l’acheminement d’un rhinocéros par hélicoptère serait plus convenable si l’animal avait la tête en bas.

Ensuite, en confirmant que le surpoids des politiciens peut révéler un niveau élevé de corruption dans un pays, Pavlo Blavatskyyn, de la Montpellier Business School (France), a gagné le prix d’économie.

Avoir démontré que le sexe peut soulager les congestions nasales a, quant à lui, fait d’Olcay Cem Bulut et de ses collègues les lauréats du prix de médecine. Et Ethan Beseris et son équipe ont remporté le prix de la paix, en prouvant qu’en fait… la barbe sert à la base à réduire l’impact d’une baffe.

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Et ça n’en finit pas…

De leur côté, en identifiant les facteurs qui permettent aux piétons de ne pas se heurter entre eux, Alessandro Corbetta et ses compères ont gagné le prix de physique.

Une étude contraire, qui a permis de savoir pourquoi les gens se rentrent quelques fois dedans dans la rue, a poussé le comité Ig Nobel à récompenser Hisashi Murakami et ses collègues, en leur décernant le prix de cinétique.

Enfin, les derniers lauréats de cette édition de 2021 sont John Mulrennan Jr., Roger Grothaus, Charles Hammond et Jay Lamdin. Ces chercheurs ont réussi à élaborer une technique pour contrôler les cafards, dans les sous-marins. Grâce à cela, ils ont remporté le prix d’entomologie.

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