Et oui, regarder du porno au boulot peut entraîner un licenciement

Qui n’a jamais eu envie de décompresser un peu lorsque la pression se fait trop ressentir sur son  lieu de travail ? Si certains se contentent d’une petite pause cigarette, d’autres préfèrent se payer une petite vidéo porno histoire de faire retomber la pression. C’est justement ce qu’a fait un comptable, travaillant pour le compte d’un grossiste spécialisé dans l’alimentaire.

Le comptable, dont l’identité n’a pas été révélée, a été viré par son employeur en 2015 après deux ans de bons et loyaux services pour avoir regardé des vidéos pornos durant ses heures de travail avec l’ordinateur de la boîte qui l’employait.

Estimant être dans son bon droit, ce comptable a décidé d’avoir recours à la justice en raison d’un licenciement qu’il juge injustifié. Malheureusement pour lui, la justice bordelaise ne l’a pas vu de cet œil.

Un revirement de situation inattendu

Au départ, lorsque ce comptable a déposé sa requête auprès de la cour d’appel de Bordeaux, les choses lui semblaient être favorables. La justice bordelaise a même pris son côté et a condamné son ancien employeur à lui verser environ 30 000 euros de dommages et intérêts.

Toutefois, la situation a connu un revirement de situation inattendu, car la cour d’appel de Bordeaux est revenue sur sa décision le 5 septembre dernier. Après avoir étudié le cas de ce comptable, la justice a finalement donné gain de cause à son employeur.

Au vu et au su de tous

La cour d’appel de Bordeaux avait pris le parti de ce comptable, car ce dernier avait indiqué que « la preuve des faits qui lui sont reprochés n’est pas établie ». Néanmoins, après avoir regardé de plus près cette affaire, il a été prouvé que ce dernier consultait effectivement des sites pour adultes sur son lieu de travail au vu et au su de tous.

D’après la cour d’appel de Bordeaux, « sept personnes attestent l’avoir vu consulter à plusieurs reprises pendant ses heures de travail et sur l’ordinateur professionnel des sites pornographiques. » Qui plus est, ses anciens collègues ont indiqué que son écran d’ordinateur était « facilement visible par tous depuis le coin café repas du bureau ». Difficile donc pour ce comptable de réfuter toutes ces accusations.

Son ancien employeur doit se réjouir de ce revirement de situation.

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