Et pendant ce temps, la Lune continue d’émettre des flashs lumineux

La Lune a beau être une inépuisable source d’inspiration et de fascination pour l’humanité, elle conserve encore de nombreux mystères. L’un d’eux a trait aux clignotements dont elle fait l’objet, des clignotements que personne n’a encore été en mesure d’expliquer.

William Herschel – aucun lien avec TWD – a été le premier à documenter ces clignotements dans un article daté de 1787.

JAXA Lune

Crédits Pixabay

Le brillant astronome rapportait en effet avoir aperçu pas moins de trois zones rougeoyantes à la surface de notre satellite.

La Lune clignote et on ne sait pas pourquoi

Si personne n’a encore été en mesure de donner une explication rationnelle au phénomène, plusieurs théories ont été présentées.

En 2017, la NASA a ainsi mené une étude poussée sur les variations lumineuses de la Lune en s’appuyant sur des relevés de LRO, une sonde placée dans l’orbite lunaire. Les chercheurs ont alors identifié des zones claires situées au niveau des cratères du pôle sud. S’ils n’ont pas réussi à déterminer leur composition, ils pensent néanmoins que ces plaques seraient de la glace. Ce qui expliquerait pourquoi certaines régions de la Lune donnent l’impression de crépiter.

Si cette théorie semble faire sens, elle ne peut malheureusement pas être prouvée ou infirmer.

Du moins pour l’instant. Un nouveau télescope lunaire vient en effet d’être installé au nord de Séville, et donc en Espagne.

Un télescope qui pourrait nous aider à faire toute la lumière sur le phénomène

L’instrument comporte deux caméras distinctes, des caméras qui surveilleront la Lune chaque nuit pour détecter et lister les flashs impairs. Les vidéos seront ensuite analysées par une équipe dirigée par Hakan Kayal, un professeur spécialisé dans la technologie spatiale et travaillant pour l’Université Julius-Maximilians-Wurzburg de Bavière.

Pour prendre du recul sur le phénomène, l’équipe aura accès aux données de l’ESA et donc de l’agence spatiale européenne. Si un même phénomène est détecté à la fois par ce télescope espagnol et par les instruments de l’agence, alors il sera confirmé. Il ne restera ensuite plus qu’à croiser les données provenant des observations pour dresser une carte des zones clignotantes et déterminer ainsi la possible nature du phénomène.

Il faudra en revanche se montrer patient pour avoir le fin mot de l’histoire. De l’aveu même de Hakan Kayal, il faudra en effet améliorer les outils d’analyse utilisés par l’équipe afin de traiter plus efficacement l’important volume de données résultant de l’utilisation conjointe du télescope et des instruments de l’ESA.

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