Et si Apophis frappait la Terre ?

La Terre a beau abriter la vie depuis des millions d’années, elle reste à la merci de toutes les roches spatiales filant à vive allure à travers le système. Certaines d’entre elles seraient en effet capables de détruire instantanément toutes les formes de vie présentes à la surface de notre monde… à commencer par notre espèce.

Et Apophis fait partie de ces roches spatiales considérées comme dangereuses. Il représente même une grande menace pour notre espèce.

Un astéroïde flottant dans l'espace
Crédits Pixabay

Apophis, de son vrai nom (99942) Apophis, a été découvert en 2004 et il mesure pas loin de 325 mètres de diamètre, pour une masse évaluée entre 40 et 50 millions de tonnes.

Apophis, un astéroïde considéré comme très dangereux

Sa dangerosité ne tient cependant ni à sa taille ni à sa masse, mais plutôt à son orbite. Le corps passe en effet dans les parages de notre monde deux fois à chacune de ses révolutions. Ce qui lui a valu d’être classé au niveau 4 de l’échelle de Turin, une échelle servant à catégoriser les risques d’impact. Avant lui, aucun astéroïde n’avait atteint ce niveau.

En effet, peu de temps après sa découverte, les astronomes avaient calculé un possible impact pour le 13 avril 2029. Finalement, les données récoltées depuis ont infirmé cette théorie. Cette année-là, Apophis passera à environ 30 000 km de notre monde.

Et c’est une excellente nouvelle. C’est une excellente nouvelle, car si ce corps est loin d’être le plus gros du système, il serait suffisamment massif pour occasionner de lourds dégâts à notre planète et à nos infrastructures.

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Un corps assez grand pour détruire une capitale

La dangerosité d’un astéroïde repose sur plusieurs critères. Comme le point d’impact, la masse, la vitesse ou encore l’angle de frappe.

La taille en fait aussi partie. Dans ce cas précis, Apophis serait assez gros pour raser une capitale. A titre de comparaison, le Meteor Crater situé en Arizona fait entre 1 200 et 1 400 mètres de diamètre, avec une profondeur de 190 mètres, et il a été formé par une roche spatiale de seulement 45 mètres de diamètre. A titre de comparaison, Paris s’étend sur une superficie de 105 kilomètres carrés.

Mais pourquoi parlons-nous d’Apophis ? En réalité, c’est assez simple. L’astéroïde va nous rendre une nouvelle fois visite dans ces prochains jours et, s’il passera à bonne distance de notre monde, des experts travaillant pour la défense planétaire vont utiliser le corps comme scénario pour un nouvel exercice.

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Un exercice pour tester les procédures mises en place… et le facteur humain

Concrètement, donc, l’International Asteroid Warning Network va profiter de l’occasion pour lancer une nouvelle campagne de suivi. Pour la troisième fois, les experts de l’organisation vont donc tester leurs outils et leurs process afin de déterminer si ces derniers seraient adaptés dans le scénario d’une possible collision.

Toutefois, et comme ils le précisent eux-mêmes, l’exercice en question n’a rien de scientifique. L’idée est finalement plus de tester le facteur humain et de déterminer si les procédures de communication mises en place sont suffisantes. Au vu du contexte sanitaire actuel, les résultats de la simulation risquent d’être particulièrement pertinents. La Covid-19 complique en effet beaucoup de choses.

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