Et si le secret d’une meilleure longévité était dans notre ADN ?

Selon les chercheurs, le secret de la longévité se trouverait dans l’ADN. Il serait même possible de rallonger l’espérance de vie d’un être vivant si l’on maîtrise un processus biologique approprié, la méthylation.

En effet, comme les caractéristiques de tout être se basent sur les informations conservées dans son ADN, ce sac à données pourrait aussi contenir les paramètres définissant le vieillissement.

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Et la réponse viendrait justement du phénomène de méthylation qui a lieu au sein même de la cellule. Si l’on comprend mieux et qu’on arrive à maîtriser ce dernier, on pourrait contrôler le principe qui régit le vieillissement et ainsi tendre vers une espérance de vie maximale chez différentes espèces animales, notamment l’homme.

L’ADN renfermerait en fait les paramètres du vieillissement

Certains animaux vivent plus longtemps que d’autres, c’est un fait. Mais jusqu’à présent, on n’a pas encore de réponses précises pour calculer l’espérance de vie pour une espèce choisie au hasard. Toutefois, un algorithme, basé sur le recueil des informations génétiques de 252 différents organismes, a été créé spécialement dans ce but.

Depuis quelques années, on a donc des éléments de réponses issues d’observations, qui pourraient nous mettre sur la piste d’un moyen de pour calculer plus précisément l’espérance de vie intrinsèque d’une espèce ou d’un organisme.

Les chercheurs pointent précisément du doigt le phénomène de méthylation pour nous aider à comprendre le processus de vieillissement, et peut-être envisager d’étendre un peu plus l’espérance de vie.

La méthylation, un processus biologique encore mal compris

L’ADN renferme des pièces maitresses dans la compréhension de l’évolution du corps vers la vieillesse, et un processus particulier, appelé méthylation, y tient un rôle prépondérant. Ce phénomène permet notamment de bloquer la transcription des gènes qui sont stockés dans l’ADN, à mesure que l’organisme vieillit. Le procédé inverse, pour reprendre la transcription, existe également.

Pour ce qui nous intéresse ici, même si le procédé n’est pas encore bien compris, les scientifiques ont découvert que la méthylation diminuait justement avec l’avancement de l’âge.

Ce constat a été mis en évidence surtout chez les animaux centenaires. Si on parvient à débloquer le processus de méthylation, pour faire en sorte que la transcription de certains gènes continue, cela pourrait donc jouer en faveur d’une meilleure espérance de vie pour différentes espèces animales, y compris l’homme.

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