Et si les dinosaures n’avaient pas été tués par un astéroïde ?

Gordon Gallup, un professeur en psychologie évolutionniste, et son ancien élève Michael J. Frederick ont développé une intéressante théorie au sujet de la disparition des dinosaures. Ils pensent en effet que l’astéroïde qui a frappé la Terre n’est pas la seule raison de leur disparition.

Godron Gallup n’a rien d’un illuminé. Il est né au début des années 40 et il s’est très vite passionné pour la psychologie animale et humaine.

Planet Nine Dinosaure

Chercheur depuis plusieurs années à l’Université d’État de New York, l’homme est également connu pour être l’inventeur du test du miroir.

Les dinosaures, victimes des plantes toxiques ?

Très connu des psychologues et des comportementalistes, ce test a été imaginé dans les années 70 et il vise à estimer la faculté de reconnaissance d’un animal en le plaçant face à son propre reflet. L’idée étant de déterminer si le sujet est capable ou non de s’identifier lui-même.

Pour se faire, l’animal n’est pas uniquement placé face à un miroir. Le test place également sur la tête de l’animal une marque colorée et il consiste ensuite à observer le sujet pour déterminer s’il identifie cette trace à son propre corps.

Gordon Gallup ne s’intéresse pas uniquement au comportement des animaux vivants et il a ainsi dédié son dernier rapport à l’étude d’une espèce disparue depuis un bon moment maintenant : les dinosaures.

Si vous vous êtes un peu intéressés au sujet, alors vous savez sans doute que la plupart des chercheurs pensent que les dinosaures ont disparu suite à la chute d’un immense astéroïde et aux conséquences de l’impact.

Toutefois, Gordon Gallup pense pour sa part que les dinosaures étaient en danger bien avant l’impact survenu il y a environ 65 millions d’années en raison de leur incapacité à associer le goût de certains aliments aux dangers résultant de leur potentielle toxicité.

La plupart des animaux sont dotés d’un mécanisme de conservation reposant sur la notion du goût. Lorsque les représentants d’une espèce mangent un aliment et tombent malades, ils finissent en règle générale par associer son goût à leur mal-être et ils apprennent ainsi à l’éviter.

Une histoire de goût et de conservation

Les rats, par exemple, ont pris l’habitude de goûter une infime partie des nouveaux aliments afin de s’assurer de leur non-toxicité. Et s’ils tombent malades, alors ils s’assureront de l’éviter à l’avenir.

Durant leurs recherches, Gordon Gallup et Michael J. Frederick ont réalisé que les premières plantes à fleurs sont apparues avant l’impact de l’astéroïde. Des traces de ces organismes ont en effet été retrouvées dans des fossiles très anciens datant de l’époque des dinosaures. Les deux chercheurs ont donc développé une théorie très intéressante. Ils pensent en effet que certaines de ces plantes ont pu évoluer et développer des défenses toxiques.

Ensemble, ils ont alors poursuivi leurs recherches en se focalisant sur les crocodiles et les oiseaux vivant à notre époque. Les deux scientifiques ont en effet mené plusieurs expériences afin de déterminer si ces espèces étaient elles aussi capables d’associer le goût d’un aliment à une réaction résultant d’un choc toxique.

Pourquoi s’être focalisé sur ces deux groupes ? Tout simplement parce que les oiseaux et les crocodiles font partie des descendants des dinosaures.

Or justement, durant leurs tests, les deux chercheurs ont constaté que les crocodiles étaient parfaitement incapables d’associer la toxicité d’un aliment à son goût. Les oiseaux, de leur côté, préfèrent se référer aux caractéristiques visuelles des aliments consommés.

En conséquence, Gallup et Frederick pensent que les dinosaures n’avaient pas non plus développé ce mécanisme de conservation. Ils pensent donc que les dinosaures ont pu commencer à disparaître avant l’impact de l’astéroïde.

Le fruit de leurs recherches a fait l’objet d’une publication dans une revue spécialisée. Elle se trouve actuellement en attente de révision. Les infos avancées sont donc à prendre avec prudence.