Et si les ondes gravitationnelles nous aidaient à détecter les exoplanètes ?

En 2019, des scientifiques ont déclaré que les ondes gravitationnelles pourraient les aider à détecter de nouvelles exoplanètes à l’intérieur de notre galaxie. À présent, ils estiment être capables de faire la même chose avec les systèmes planétaires situés en dehors de la Voie lactée.

Pour ce faire, ils comptent se servir du LISA (Laser Interferometer Space Antenna), un détecteur d’ondes gravitationnelles qui sera basé dans l’espace.

Une photo de notre galaxie

Photo de Jeremy Thomas – Unsplash

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LISA est une mission de l’ESA (Agence spatiale européenne). L’objectif est d’installer un observatoire d’ondes gravitationnelles en apesanteur avant 2034. Une constellation de trois satellites sera mise en orbite autour du soleil, derrière la Terre. Chaque satellite comporte un cube qui tombera à la dérive, permettant ainsi de tracer les signes d’ondulations spatio-temporelles à travers sa trajectoire.

Ce nouveau système devrait pouvoir dépasser les limites des télescopes traditionnels. Il permettrait aux chercheurs d’étudier les ondes de basse fréquence provenant des fusions de trous noirs, de supernovæ ou d’étoiles à neutrons.

Pour explorer les confins de l’univers

Jusqu’à présent, les chercheurs ont découvert 4 200 exoplanètes en dehors du système solaire en analysant les signaux lumineux provenant des planètes eux-mêmes ou de leurs étoiles. Cependant, les techniques qu’ils utilisent ne sont efficaces que dans notre galaxie. La distance, les nuages de poussière et bien d’autres obstacles les empêchent de repérer les lumières extragalactiques.

« Grâce aux ondes gravitationnelles, nous pourrions enfin être en mesure d’observer des objets loin du système solaire. Les incertitudes entourant ces naines blanches concernant leur formation et leur évolution seront bientôt démêlées », a déclaré Camilla Danielski, une astrophysicienne à l’University College London.

À titre de rappel, les scientifiques chinois projettent également d’installer des observatoires d’ondes gravitationnelles appelés AMIGO dans l’espace. La sensibilité de leur matériel serait dix fois supérieure à celle de LISA.

Les résultats viennent corroborer la théorie d’Einstein

Cette étude a été effectuée par des spécialistes allemands de la physique gravitationnelle de l’Institut Max Planck, à Potsdam.

« Nous proposons une méthode qui utilise les ondes gravitationnelles pour trouver des planètes en orbite autour des naines blanches binaires. Les étoiles naines blanches sont des restes d’anciennes étoiles semblables au Soleil qui émettent des ondes », a expliqué Nicola Tamanini, astrophysicien de l’Institut Max Planck, qui a mené cette étude.

C’est ainsi que la détection d’ondes gravitationnelles ouvre une nouvelle fenêtre d’exploration de l’espace lointain. Par la même occasion, les résultats de cette étude tendent à confirmer une théorie qu’Einstein a formulée en 1916.