Et si les planètes géantes gazeuses avaient absorbé de la matière noire ?

Depuis des lustres, la communauté scientifique se donne corps et âme dans l’espoir de débusquer cette célèbre matière hypothétique qu’est la matière noire. Selon un article paru récemment dans la revue Physical Review Letters, les chercheurs pensent que les planètes géantes gazeuses sont de bons candidats pour en abriter.

Derrière cette théorie, nous avons Rebecca Leane du MIT (Massachusetts Institute of Technology), et Juri Smirnov de l’Ohio State University. Selon ces scientifiques, les géantes gazeuses auraient la capacité d’absorber la matière noire.

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Pour information, Lean et Smirmov ont déjà leur idée pour détecter cette fameuse matière noire. Toutefois, pour le moment, nous ne disposons pas encore de la technologie pour y arriver. Mais ce problème devrait être réglé d’ici la fin de cette année. Ce n’est donc qu’une question de temps avant de savoir si Leane et son équipe ont eu raison.

Nous mettrons peut-être enfin la main sur la matière noire

À titre d’information, avec une température inférieure à 0 °C, la surface des géantes gazeuses est particulièrement froide. Et c’est sur ce point précis que Smirnov, Leane et leur équipe comptent se concentrer afin de débusquer la matière noire.

D’après leur théorie, ces corps célestes seraient capables d’aspirer la matière noire. Une fois enfermée, en s’entassant et en entrant en collision avec des protons, la réaction produira une énorme hausse de température. Les chercheurs avancent ainsi qu’à la suite d’une telle réaction, la chaleur mesurée à la surface d’une géante gazeuse peut atteindre les 5 426 °C.

Pour vérifier si cette théorie se vérifie, Leane et son équipe vont donc se concentrer sur les géantes gazeuses dont la température à la surface est supérieure à 376 °C. Dans cette optique, ils se pencheront sur environ 1 000 candidates.

On ne sait pas encore si cette méthode va vraiment marcher

Pour vérifier si leur théorie tient la route, Leane et Smirnov se serviront d’abord de télescopes à infrarouge afin de connaître la température des géantes gazeuses. Ensuite, ils étudieront la chaleur émise par certaines naines brunes et d’autres types d’exoplanètes pour trouver des signes de réchauffement progressif et de faire les comparaisons nécessaires.

Malheureusement, nous ne disposons pas encore à l’heure actuelle des bonnes technologies pour effectuer ces études. Mais d’ici peu de temps, surtout grâce au lancement imminent du télescope spatial James-Webb, la donne devrait bientôt changer.

Il faudra donc patienter un peu avant de savoir si les gazeuses géantes renferment vraiment de la matière noire.