Et si l’intelligence artificielle pouvait résoudre les troubles de la santé mentale ?

Depuis peu, de nombreux secteurs d’activité s’engagent de plus en plus dans l’intelligence artificielle qui fut incomprise pendant longtemps. Récemment d’ailleurs, des chercheurs au Canada en ont trouvé des applications dans le secteur de la santé mentale, surtout concernant la dépression, l’anxiété et le stress post-traumatique. Avec celles-ci, le pays espère rattraper les retards cumulés dernièrement dans le secteur sanitaire.

Des experts en IA en train de soigner un cerveau

Les chercheurs ont exploité des objets technologiques permettant de recueillir des données essentielles. Principalement, ils se sont focalisés sur la technologie portable incluant les montres à capteur telles que les Fitbit et les smartphones.

L’idée d’adopter l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé est survenue après l’évolution qu’a connue cette technologie ces derniers temps. Son utilisation dans les applications connues comme Alexa ou Spotify a contribué à renforcer sa crédibilité.

Des recherches poussées basées sur des objets connectés

Les chercheurs de l’Université York ont cherché à mieux comprendre le phénomène du stress et les habitudes de sommeil de leurs patients.

« Nous travaillons avec la technologie portable (voir Fitbit) pour comprendre le stress et les habitudes de sommeil. En surveillant les lectures biologiques d’une personne de manière passive (en portant le capteur d’une montre), une personne peut surveiller ses propres niveaux de stress et voir un changement dans le temps. Nous pouvons également mesurer la variabilité de la fréquence cardiaque et les niveaux d’oxygène dans le sang pour mieux comprendre comment une personne réagit au stress. Les traitements peuvent donc varier d’une personne à l’autre, mais l’essentiel est de pouvoir mesurer le stress au fil du temps. Cette mesure permettra à l’individu de mieux comprendre. »

Kelly Parke, Professeur et Architecte de conception en IA à York

Dans le même cadre, les scientifiques se sont intéressés aux interactions que les patients peuvent avoir avec les applications de chatbots sur leur smartphone. Pour cela, ils se sont référés à une étude menée par Simon d’Alfonso en 2020. Selon celle-ci, l’IA peut être utilisée pour simuler des conversations à but thérapeutique avec les patients.

Elle permet également à ceux qui sont gênés par l’idée de consulter un thérapeute d’obtenir des réponses partielles à leurs préoccupations. Qui plus est, elle est accessible à toute personne, en particulier celles ayant un accès limité aux services de santé mentale traditionnels.

Un problème de confidentialité ?

Dans son étude, M. D’Alfonso a aussi soulevé un point important : la nécessité de préserver la confidentialité des thérapies et des traitements.

« La plupart des questions éthiques portent sur la confidentialité des données pour l’individu. Il est essentiel de contrôler la façon dont les données sont utilisées. »

Kelly Parke, Professeur et Architecte de conception en IA à York

Anticipant ce problème, les scientifiques de l’université York ont lancé des investigations dans les domaines de la gouvernance et de la protection de la vie privée.