Et si l’Univers n’était qu’un simple réseau neuronal ?

Au cours des siècles, l’Univers a été défini de plusieurs façons par les scientifiques et les savants. Cependant, on ne peut pas encore dire aujourd’hui que telle ou telle hypothèse est celle qui explique de manière absolue la réalité dans laquelle nous vivons. Récemment, un professeur de physique du nom de Vitaly Vanchurin travaillant à l’Université du Minnesota, Duluth, a proposé une nouvelle vision de la réalité qu’il explique dans son article publié sur le site de pré-impression arXiv.

Selon la théorie de Vanchurin, l’Univers serait en fait un réseau neuronal géant qui gouverne tout ce que l’on peut voir tout autour de nous.

Une photo de notre galaxie

Photo de Jeremy Thomas – Unsplash

L’article indique que les réseaux neuronaux artificiels peuvent montrer des comportements approximatifs correspondant aux deux théories universelles acceptées aujourd’hui par les physiciens qui sont la mécanique quantique et la relativité générale. Ce sont deux concepts que les chercheurs ont tenté d’unifier depuis déjà plusieurs années même s’ils ne s’accordent pas sur certains points, notamment en ce qui concerne le temps.

Dans l’article, l’auteur indique que cette hypothèse ne veut pas dire que les réseaux de neurones artificiels sont seulement utiles pour analyser des systèmes physiques ou pour développer de nouvelles lois de la physique. L’hypothèse implique que c’est vraiment de cette manière que fonctionne l’Univers. Vanchurin explique également que sa théorie pourrait être proposée comme étant la théorie du tout, et cela implique qu’il devrait être facile de prouver qu’elle n’est pas exacte, si tel est le cas.

Ce qui a conduit à cette théorie

En ce qui concerne l’origine de cette nouvelle théorie sur l’Univers, Vanchurin a déclaré qu’il voulait au début mieux comprendre comment fonctionnait l’apprentissage profond.

Ainsi son idée initiale était d’utiliser les méthodes de la mécanique statistique pour étudier le comportement des réseaux de neurones. Toutefois, il a pu observer que la dynamique d’apprentissage des réseaux de neurones pouvait, dans une certaine mesure, être similaire à la dynamique quantique que l’on rencontre en physique. Le chercheur a ainsi décidé d’explorer la possibilité que le monde physique était bien un réseau neuronal.

D’après Vanchurin, il est tout à fait possible de prouver que sa théorie est fausse. Celle-ci stipule en effet que tout ce qui se trouve autour de nous est constitué de réseaux neuronaux. Ainsi, pour pouvoir rejeter son idée, il suffirait de trouver un phénomène qui ne pourrait pas être modélisé à l’aide d’un tel réseau. Mais apparemment, réaliser cette tâche ne serait pas du tout facile puisqu’on en sait encore très peu sur le comportement des réseaux neuronaux et sur le fonctionnement de l’apprentissage machine.

À lire aussi : Selon un chercheur du MIT, il y a de fortes chances que nous vivions dans une simulation

Un lien avec la sélection naturelle ?

Le scientifique a aussi parlé du lien qui existe entre sa théorie et la sélection naturelle. Selon lui, il existe des structures du réseau neuronal microscopique qui sont stables et certaines qui le sont moins. Celles qui sont stables vont ainsi pouvoir survivre à une évolution tandis que les autres vont être détruites.

À des échelles très petites, on peut alors s’attendre à ce que la sélection naturelle produise des structures très peu complexes comme les chaînes de neurones, et a des échelles plus grandes, on aura des structures plus compliquées.

Vanchurin indique ainsi que tout ce qu’on peut voir autour de nous, comme les atomes ou encore les particules, est le fruit de la sélection naturelle.

On peut dire que la théorie proposée par Vanchurin est une grande première dans le domaine et beaucoup d’experts semblent encore sceptiques. En tout cas, on verra bien s’il sera un jour possible de la confirmer ou plutôt de montrer que ce n’est pas encore le principe qui gouverne notre Univers.

À lire aussi : GeoHot pense parfois que nous vivons dans une simulation informatique

Mots-clés physique