Et s’il suffisait de regarder les étoiles pour trouver des mondes habitables ?

À l’heure actuelle, plusieurs équipes de scientifiques de différentes agences spatiales et instituts sont à la recherche de la vie extraterrestre. Pour ce faire, ils essaient de repérer les mondes habitables dans l’univers visible. Dans cette quête, ils tentent essentiellement d’analyser les planètes et leur chimie pour savoir si elles peuvent abriter de l’eau liquide.

À travers une récente étude, une équipe de chercheurs a montré qu’il ne s’agit pas de la seule méthode envisageable.

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Aidée par un océanographe, Natalie Hinkel, astrophysicienne planétaire à l’Institut de recherche du sud-ouest de San Antonio, a réussi à concevoir un nouveau procédé pour chercher la vie sur d’autres mondes. La méthode consiste en la compréhension de la chimie de l’étoile hôte elle-même. Le fait est que les compositions stellaires et planétaires sont généralement liées.

Les premiers résultats de la recherche ont été publiés en janvier, à l’occasion de la 235e réunion de l’Union américaine d’astronomie qui s’est tenue à Honolulu.

D’autres éléments moins connus qui sont qui sont essentiels à la vie

Jusqu’ici, les scientifiques se sont essentiellement focalisés sur des éléments connus comme étant essentiels à la vie, à l’instar du carbone et de l’oxygène. Or, il existe d’autres éléments moins connus qui sont tout aussi importants. Il s’agit, par exemple, du phosphore, du fluor et du potassium.

« Ce sont des éléments dont nous devrions nous préoccuper, mais que nous n’avons pas encore découverts, car nous n’avons pas réalisé que nous en avions besoin », a souligné l’astrophysicienne planétaire.

Hinkel et son collègue ont choisi de se concentrer sur le phosphore. C’est un élément qui est essentiel à la vie sur Terre. Il est utilisé par les organismes pour transformer la lumière solaire en énergie.

Mesurer le phosphore dans les étoiles n’est pas une mince affaire

Néanmoins, il existe des limites à cette méthode. Tout d’abord, mesurer le phosphore dans les étoiles n’est pas une mince affaire. Sa signature se trouve dans une longueur d’onde de lumière difficile à observer.

Afin de tester l’efficacité de la méthode, l’équipe a passé au crible une base de données comprenant plus de 6 000 étoiles. 90 d’entre elles contiennent du phosphore et seulement 12 sont orbitées par des planètes dont les liens chimiques avec l’étoile hôte peuvent être étudiés.

Les chercheurs reconnaissent également que la vie extraterrestre pourrait se former à partir d’autres éléments essentiels qui n’ont rien à voir avec les composants de la vie sur Terre.

Mots-clés astronomie