États-Unis : des hackers russes trainés en justice pour cyber fraude

Deux pirates russes ont attaqué les réseaux informatiques des grandes entreprises américaines. Ces escrocs numériques sont parvenus à chiffrer et détourner les informations (mots de passe et identifiants) contenues dans des systèmes d’exploitation privés.

Selon les chercheurs informatiques, les titulaires des comptes piratés ne peuvent plus accéder à leurs comptes que sous versement de rançons. Ces attaques concernent plusieurs entreprises aux États-Unis, ayant les réseaux les mieux protégés.

Une femme tapant sur un clavier

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Symantec a dévoilé l’habileté de ces assaillants à intégrer les réseaux internes des sociétés à l’aide de WastedLocker. Ce rançongiciel est un programme malveillant capable de détruire des données numériques importantes.

Et seuls les hackers russes peuvent déchiffrer les dossiers corrompus via leurs outils ou logiciels de sauvegardes. Ces auteurs malveillants ont jusqu’à maintenant occasionné des pertes financières à hauteur de 568 millions de dollars.

Les entreprises américaines victimes de pirates russes

À titre de rappel, en décembre 2016, Obama a dénoncé officiellement la tentative de la Russie d’interférer dans l’élection présidentielle américaine. Actuellement, le pays tombe encore sous le coup de cyberfraude perpétrée par des pirates informatiques russes.

Deux ressortissants russes sont inculpés dans cette opération numérique frauduleuse contre les États-Unis. D’ailleurs, un avis de recherche est lancé pour l’un d’eux, nommé Maxime Liakoubets, avec une récompense de 5 millions de dollars pour son arrestation. 31 victimes et 500 autres sociétés se plaignent des intrusions de ces auteurs dans leur système réseau.

De même, MasterCard, Visa, American Express font partie des concernées par cette offensive numérique.

Un réseau entier de cyberescrocs

Sergey Medvedev, ressortissant russe âgé de 33 ans, a comparu devant le tribunal américain au Nevada pour association de malfaiteurs. Si son arrestation s’est déroulé l’année 2018 en Thaïlande, sa peine officielle ne sera prononcée que le 9 décembre prochain. Il est le fondateur du réseau cybercriminel créé en 2010 appelé « InfraudOrganization ».

Déjà en 2017, les membres de ce groupement sont estimés à 10 900. En ce moment, cette plateforme est devenue le site de référence pour acheter des données numériques ou bancaires frauduleuses. D’après les révélations d’un analyste cybercriminalité, les transactions numériques de Bitcoin et de Liberty Reserve servaient à blanchir les fonds des membres de ce réseau.

L’enquête continue pour essayer de mettre la main sur les autres membres du réseau.