Etats-Unis : La Cour suprême maintient le statut DACA

Statut DACA, loi DREAM, si vous n’en avez jamais entendu parler auparavant, une brève explication s’impose. Le statut DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals ou action différée pour les arrivées d’enfance) est un dispositif de politique migratoire aux États-Unis qui a été mis en place en juin 2012 par l’administration Obama.

Dans la même lignée, la loi Dream ou Dream Act, est une loi de régularisation des enfants arrivés aux États-Unis alors qu’ils étaient encore très jeunes, puis qui se sont enrôlés dans l’armée ou qui ont suivi des études dans le pays, mais qui sont menacés d’expulsion dans un autre pays dont ils n’ont aucun souvenir.

Crédits Unsplash

Et si on vous parle de cela aujourd’hui, c’est parce que Donald Trump, l’actuel président des États-Unis a brutalement mis fin au programme DACA. Fort heureusement, la Cour Suprême des États-Unis s’est prononcée sur cette affaire et a proclamé qu’elle rejetait l’action de Trump.

La Cour Suprême rejette l’action de Trump

C’est le jeudi 18 juin dernier que la haute juridiction a sorti sa décision sur le statut DACA et a statué que le président Donald Trump avait mis fin à tort au programme. Plusieurs grandes entreprises numériques ont plaidé pour le maintien de la DACA et des autres politiques d’immigration, comme la loi Dream, rapporte Mashable.

Ainsi, à l’annonce du verdict, plusieurs PDG, groupes pro-immigration et hautes personnalités ont salué la bonne nouvelle allant de Sundar Pichai, le PDG de Google, au président de Microsoft, Brad Smith, qui ont été suivis par le groupe pro-immigration FWD.us de Mark Zuckerberg et d’IBM.

À lire aussi : Snapchat tourne le dos à Donald Trump

Beaucoup d’arguments plaident en faveur des immigrants

Le programme institué par Barack Obama en 2012 permet effectivement aux immigrants sans papiers arrivés aux États-Unis quand ils étaient enfants d’y rester sans craindre d’être expulsés à moins qu’ils ne commettent de crimes ou de délits graves. Selon Mashable, 650.000 jeunes sans-papiers dépendent actuellement du programme et cela nécessite qu’ils renouvellent tous les deux ans leur permis de travail.

Les défenseurs du programme ont argué que ces jeunes n’ont pas décidé de venir aux États-Unis. Mais ils paient des impôts et contribuent à l’économie américaine. Certains sont même devenus parents et leurs enfants ont la citoyenneté américaine. D’autres, par contre, n’ont aucun souvenir de leur pays d’origine.

Malgré tout, même si la Cour suprême a donné une décision en faveur du statut DACA, elle n’a été en désaccord qu’avec la manière dont Trump avait mis fin au programme. Cela signifie que la Maison Blanche pourrait présenter de nouveaux arguments qui pourraient, cette fois-ci, être acceptés par les tribunaux.

À lire aussi : Donald Trump menace de fermer les réseaux sociaux