Etats-Unis : Les autorités vont collecter et stocker l’ADN des personnes détenues au niveau des frontières

Selon les dernières nouvelles, le CBP ou Customs and Border Protection a commencé à collecter l’ADN de toutes les personnes détenues à la frontière depuis le 7 janvier dernier. Selon une évaluation de l’impact sur la vie privée publiée récemment par le DHS ou Department of Homeland Security, le nouveau programme inclut également les enfants de 14 ans et plus.

Selon la déclaration du DHS, il ne sera collecté que l’ADN des personnes détenues et nécessitant un prélèvement d’empreintes digitales. Les données collectées seront ensuite enregistrées et ajoutées à la base de données du FBI.

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En général, les citoyens américains qui ont l’intention de franchir légalement la frontière n’ont rien à craindre à ce sujet. Cependant, s’ils sont mêlés à certains problèmes au niveau du CBP nécessitant une détention, il est fort probable qu’ils ne puissent pas échapper au prélèvement d’ADN.

Un programme pilote pour commencer

D’après l’évaluation d’impact, le prélèvement d’ADN à la frontière sera un programme pilote.  Il sera tout d’abord mené dans certaines régions avant d’être déployé sur tout le territoire américain. Le programme pilote comprend cinq phases principales qui seront appliquées au cours des trois prochaines années. Selon l’Associated Press, le programme débutera à Détroit et au point d’entrée d’Eagle Pass, au Texas.

D’après le rapport, le programme comporte plusieurs risques pour la vie privée des personnes concernées, mais, apparemment, le gouvernement serait déjà conscient de cela.  Selon l’analyse, certains de ces risques sont assez inquiétants.

Les risques sur la vie privée des personnes

L’évaluation a cité plusieurs risques relatifs au nouveau programme.

« Il y a un risque que les enfants auxquels appartiennent les échantillons d’ADN ne sachent pas que leur profil génétique restera à jamais dans les dossiers du FBI », a indiqué le rapport.

D’autre part, la surcollecte d’informations reste toujours possible surtout au niveau des jeunes enfants qui n’auraient pu commettre aucun crime.

Le CBP a toutefois assuré que la prise des empreintes digitales n’était pas obligatoire pour les enfants de moins de 14 ans, ce qui veut dire que la collecte d’échantillons d’ADN ne l’est pas non plus pour cette classe d’âge, sauf dans le cas d’une situation criminelle potentielle.

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