Etats-Unis : Les chauffeurs Uber et Lyft ont fait grève le 8 mai

Le 8 mai dernier, les chauffeurs Uber étaient en grève massive aux États-Unis. Depuis plusieurs grandes villes américaines, les conducteurs ont décidé de manifester devant le siège de la société qui se trouve à San Francisco. De même pour les chauffeurs de Lyft qui souhaitent également faire part de leurs réclamations auprès de la direction.

En réaction à l’entrée en bourse d’Uber, les conducteurs ont décidé de réagir afin de faire valoir leurs droits.

Dans plusieurs villes, ils ont éteint leurs applications pendant deux heures durant la journée du 8 mai. Les questions de salaire constitueraient le principal fond du problème.

Vendredi 10 mai, Uber va concrétiser son intention d’entrer en bourse. Le géant du VTC a ainsi prévu d’en tirer le maximum de profit.

Des revendications

Les conducteurs réclament de meilleures conditions de travail. Ils revendiquent par ailleurs, une rémunération plus élevée ainsi que l’accès aux différents avantages sociaux. La transparence au niveau de la prise de décisions effectuée par la direction ainsi que la nomination d’un porte-parole qui fera partie des décideurs font également partie de leurs demandes.

Shona Clarkson, membre de Gig Workers Rising, a déclaré que l’entrée en bourse d’Uber permettra à l’entreprise de gagner énormément d’argent alors que les employés qui font marcher la boîte n’en tireront aucun profit.

Pour Bernie Sanders, il est inconcevable qu’Uber et Lyft refusent d’augmenter le salaire des employés alors que leur PDG a un revenu annuel de 50 millions de dollars.

Qu’en pense Uber ?

Selon Uber, ses conducteurs sont des entrepreneurs et des contractants indépendants. Ainsi, ils ne peuvent être traités comme la plupart des salariés. Voilà pourquoi l’entreprise ne peut leur octroyer les droits classiques comme l’assurance ou les congés payés.

D’après le porte-parole de l’entreprise, les conducteurs ont des horaires flexibles pendant leur service. Ils ont la possibilité de choisir l’heure et le lieu de travail chez Uber. Ainsi, chaque conducteur est libre d’exercer d’autres activités en dehors de son métier sur la plateforme, que ce soit à mi-temps ou à temps plein. Offrir ses services pour des plateformes concurrentes est également possible.

Quoi qu’il en soit, Uber et Lyft devront revoir les conditions de travail de leurs employés. Reste à savoir lesquelles des quatre revendications seront acceptées.

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