Etats-Unis : Les visas des étudiants chinois pourraient désormais être refusés ou annulés

Jeudi 28 mai, Reuters nous informe que les États-Unis prévoient d’annuler les visas de milliers d’étudiants chinois qui sont soupçonnés par l’administration du président Donald Trump d’entretenir des liens avec l’armée chinoise.

L’information a été initialement rapportée par le New York Times dont les sources, un responsable américain et une personne ayant été informée des discussions internes de l’administration, ont déclaré que cette décision pourrait compromettre entre 3.000 et 5.000 étudiants chinois.

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Cette décision aurait été motivée par le fait que les États-Unis et la Chine ne s’accordent pas sur la décision de la Chine d’imposer une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong qui, selon les militants pour la démocratie et certains pays occidentaux, pourrait compromettre les libertés de Hong Kong et son rôle en tant que plaque tournante financière mondiale.

L’annulation des visas : Des dégâts collatéraux pour la Chine et les États-Unis ?

L’une des sources a ainsi déclaré que les étudiants chinois actuellement aux États-Unis pourraient voir leurs visas annulés pour ensuite, être expulsés du pays tandis que ceux qui se trouvent déjà en dehors des frontières américaines pourraient ne plus être autorisés à y entrer. Cette annulation des visas des étudiants chinois aurait pour objectif de réprimer l’espionnage et le vol de propriété intellectuelle par certains ressortissants chinois sur les campus universitaires américains.

Toutefois, la source ajoute que l’administration s’attendait à ce que sa décision pèse lourdement sur le côté financier puisque les quelques 360.000 ressortissants chinois qui vont chaque année dans les écoles américaines ne rapportent pas moins de 14 milliards de dollars environ à l’administration, et cela, rien qu’avec des frais de scolarité et autres frais divers.

Un coup préparé d’avance ?

En tout cas, la décision des États-Unis sur les visas des étudiants chinois rajoutera probablement de l’huile sur le feu sur la relation déjà chaotique entre les deux pays, empirés par les différends commerciaux et la pandémie de coronavirus.

Néanmoins, selon les sources, les délibérations sur les visas seraient en cours depuis des mois et il semblerait même que cette décision des États-Unis fasse partie de la « campagne de pression globale » qu’ils ont menée à l’encontre de la Chine depuis plusieurs mois déjà.

Malgré tout, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a déclaré au Congrès qu’en voulant imposer cette loi de sécurité nationale à Hong Kong, la Chine avait sapé son autonomie et qu’il ne pouvait pas soutenir la recertification du statut commercial spécial de Hong Kong d’avant 1997, lorsqu’elle était encore une colonie britannique.