États unis : un étudiant de Harvard a été expulsé du pays à cause des publications de ses amis sur les réseaux sociaux

Aux États-Unis, la vérification des réseaux sociaux effectuée par les autorités douanières prend parfois une tournure invraisemblable. Eh bien maintenant, figurez-vous qu’une personne peut être tenue responsable de ce que ses contacts publient.

C’est ce qui est arrivé à Ismail Ajjawi : ce futur étudiant de Harvard s’est vu refuser son entrée aux États-Unis à cause de publications de certains de ses amis sur les réseaux sociaux. Les publications en question concernaient des opinions « opposées aux États-Unis ». En revanche, Ajjawi a affirmé ne jamais avoir exposé des points de vue politiques sur ces plateformes.

Crédit photo UNSPLASH

Après que son visa ait été annulé, le jeune Palestinien de 17 ans a été questionné pendant des heures avant d’être expulsé vers son pays d’origine, le Liban.

La galère des étudiants arabes aux États-Unis

Originaire d’un pays islamique, Ajjawi a subi une enquête plus longue que les autres étudiants internationaux arrivés avec lui à l’aéroport de Boston. Son laptop et son smartphone ont été également fouillés de fond en comble pendant presque 5 heures avant que l’agent de l’immigration ne le questionne sur les activités des personnes figurant dans sa liste d’amis.

Voilà déjà deux ans que la vérification des réseaux sociaux est obligatoire pour les demandeurs de visa pour les États-Unis, plus particulièrement pour ceux qui viennent des pays à majorité islamiques.

Nombreux cas similaires à celui d’Ajjawi ont été rapportés depuis. Le comité anti-discrimination américano-arabe a notamment mentionné le cas d’un étudiant qui a été expulsé à cause d’une photo publiée par quelqu’un d’autre dans un groupe sur WhatsApp.

Ismail Ajjawi veut récupérer son visa

Ajjawi a entamé des démarches dans l’espoir de retourner aux États-Unis pour le début des cours à Harvard le 3 septembre. Il a notamment contacté le service de l’université qui s’occupe des étudiants internationaux. Le Harvard International Office (HIO) a alors fait appel à des avocats de l’immigration pour résoudre son cas le plus tôt possible.

L’étudiant palestinien a également demandé une assistance juridique auprès de l’AMIDEAST, l’organisation à but non lucratif qui lui a octroyé une bourse d’études.

À ce stade, on se demande si la politique migratoire de Trump visant à protéger son pays des terroristes étrangers est appliquée correctement ou non. Utiliser les relations sur les réseaux sociaux comme prétexte pour chasser des visiteurs et des étudiants innocents est plus que discutable.

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