Du nouveau pour l’affaire de l’empoisonnement au thallium de 1994

C’est une étudiante du nom de Zhu Ling qui nous a prouvé à quel point le thallium est dangereux pour l’homme. En 1994, la ressortissante chinoise a subi un empoisonnement au thallium qui l’a laissée paralysée à vie.

Il a fallu un certain temps aux chercheurs de trouver les causes de son état et récemment, la police chinoise a ouvert le dossier après avoir été confrontée à un nouveau cas.

Actuellement, Zhu Ling est maintenue en vie par une machine et même si les médecins ont pu utiliser l’antidote, le cerveau de la femme a subi des dommages irréparables. Quoi qu’il en soit, la police et les scientifiques peuvent avancer dans cette affaire grâce à un procédé assez compliqué, mais efficace.

Les affaires d’empoisonnement aux métaux lourds sont traitées très sérieusement en Chine et le monde entier reste attentif sur cette affaire.

Un nouveau cas d’empoisonnement au thallium

Si cette affaire d’empoisonnement au thallium de 1994 refait surface, c’est parce que la police a étudié le cas d’un étudiant en médecine qui a été empoisonné au thallium par son rival en 2013.

Pour le second cas, les symptômes étaient les mêmes : perte de cheveux, maux d’estomac, paralysie musculaire et coma.

Les deux personnes concernées ont été délibérément empoisonnées et la police était obligée de rouvrir le vieux dossier de 1994 pour essayer de faire des liens. Déjà en 1994, une femme du nom de Sun Wei était accusée d’avoir fait le coup, mais elle a été acquittée. En 2013, un autre étudiant ayant des liens avec Sun Wei a aussi été acquitté.

Petit rappel du cas de Zhu Ling

Zhu Ling est toujours vivante, mais ses conditions de vie sont déplorables. La bonne nouvelle c’est qu’on sait maintenant qu’elle a été sciemment empoisonnée au thallium. On a analysé ses cheveux à deux semaines d’intervalle et les résultats parlent d’eux-mêmes. C’est de cette manière qu’on a su que pendant deux semaines, Zhu Ling a été exposé au thallium à forte dose.

Le cas a intéressé les chercheurs du monde entier, mais c’est surtout Richard Ash, un géologue à l’université de Maryland qui travaille dessus.

En utilisant la spectrométrie de masse, ce dernier a analysé les particules des cheveux de Zhu Ling et il a donc été en mesure d’établir la chronologie de son empoisonnement. Si les premières expositions au thallium remontent à 1994, elles ont considérablement augmenté au fil des mois et un cheveu datant de 1995 a ainsi révélé que la victime avait été fortement exposée à ce métal lourd à cette époque.

Si les résultats obtenu par Richard Ash ne permettent pas encore de déterminer l’identité de la personne responsable de cet empoisonnement, ils devraient au moins permettre aux enquêteurs d’établir un calendrier utilisable comme preuve.