Étude: il ne faut que quelques secondes aux bots pour propager des informations erronées

Après la victoire de Donald Trump aux présidentielles des États-Unis, les rumeurs sur les fraudes à l’élection ont fait couler beaucoup d’encre.

Les chercheurs de l’université d’Indiana ont étudié 14 millions de messages partagés sur Twitter entre 2016 et 2017. Selon les résultats, les robots peuvent relayer les fausses informations en l’espace de 2 à 10 secondes seulement.

Le coauteur de l’étude Filippo Menczer explique ce phénomène par la tendance humaine à s’intéresser à des publications qui semblent populaires. Les robots sont capables de faire en sorte que les messages paraissent plus populaires qu’ils ne le sont réellement. Comme les gens ont tendance à faire confiance à ce type de publications, ils les diffusent.

Ces résultats se basent sur une étude antérieure publiée par le MIT au mois de mars 2018. Les experts ont conclu qu’en 10 heures, une fausse information peut atteindre 1 500 utilisateurs sur Twitter contre 60 heures pour une vraie information.

La propagation des fausses informations

Les chercheurs ont également constaté que la propagation des vraies et fausses informations serait égale. Par conséquent, les hommes sont aussi responsables de la diffusion de fausses informations que les robots.

L’étude menée par des scientifiques de l’université d’Indiana a conclu que les influenceurs contribuent à la diffusion de ces mauvaises informations en les retweetant, surtout si le contenu réaffirme des croyances d’un groupe cible. Menczer a pu prouver qu’une classe de robots a délibérément ciblé les personnes influentes sur Twitter.

Une autre nouvelle étude renforce cette conclusion. Des chercheurs de l’université de Californie du Sud ont examiné 4 millions de publications sur Twitter sur le référendum organisé par la Catalogne sur l’indépendance de l’Espagne.

Le rôle des influenceurs

Les chercheurs ont découvert que les robots ciblent activement les utilisateurs influents de Twitter en diffusant du contenu négatif pour créer un conflit social. Ces utilisateurs ne réalisent pas qu’ils étaient ciblés et ont donc retweeté et contribué à propager la désinformation.

C’est un phénomène classique sur les réseaux sociaux selon Emilio Ferrara, co-auteur de l’étude. Il est nécessaire de mettre en place une règlementation et des lois visant à obliger les entreprises à mieux réglementer leurs plateformes. Twitter a déjà commencé à rendre la création de compte plus difficile pour éviter la création de robots.

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