Le LSD serait-il bénéfique en fin de compte ?

Le LSD déchaine les passions en ce moment et cela n’a rien de surprenant car des scientifiques britanniques viennent de publier les résultats d’une étude assez surprenante. Si l’on en croit les tests menés par leurs soins, alors la drogue modifierait en profondeur le fonctionnement du cerveau et elle aurait même des effets insoupçonnés puisqu’elle unifierait ses différentes zones.

Le LSD est une drogue très puissante qui se classe dans la famille des psychotropes hallucinogènes. Elle a été synthétisée pour la première fois en 1930 par deux chimistes suisses, Arthur Stoll et Albert Hofmann.

Etude LSD

Le LSD est né dans les années 30, un peu par hasard.

A la base, ils n’avaient évidemment pas l’intention de créer une drogue. En réalité, ils souhaitaient obtenir un analeptique et donc un produit capable de stimuler certaines fonctions.

Le LSD est le fruit d’une expérience ratée

Ils ne sont cependant pas parvenus à leurs fins et ils ont finalement décidé de mettre un terme à leur projet… pour revenir dessus quelques années plus tard, en 1943. Fait intéressant, Hofmann a pris à l’époque la décision de tester sa molécule et c’est à ce moment-là qu’il a compris ses réels effets.

Très vite, les deux chercheurs ont déposé un brevet et ils ont ensuite procédé à plusieurs tests sur l’homme. Contre toute attente, le LSD a obtenu de bons résultats chez les personnes souffrant de troubles mentaux et la molécule a alors été utilisée par de nombreux psychiatres.

Elle a commencé à devenir très populaire au début des années 50 et c’est plus ou moins à cette époque que les gens ont commencé à l’utiliser pour vivre des expériences hallucinatoires et/ou psychédélique.

Les cas de bad trips ont cependant commencé à se multiplier et le laboratoire Sandoz a alors décidé de cesser la commercialisation de la molécule en 1966. Etrangement, les communautés hippies ont continué à en consommer et le LSD est devenu un des symboles de la fin des années 60.

Il a aussi eu beaucoup d’influence dans le milieu culturel et artistique.

Depuis, la molécule est un peu tombée en désuétude mais des chercheurs britanniques ont organisé une nouvelle étude afin de mesurer ses effets sur le cerveau humain.

Le LSD a marqué les années 60

Ils ont alors réuni une vingtaine de volontaires en bonne santé, des volontaires qui avaient déjà fait l’expérience d’une drogue hallucinogène au moins une fois dans leur vie. Ensuite, ils leur ont distribué une dose de LSD ou une dose de placébo avant de leur faire passer divers scanners.

Le docteur Robin Carhart-Harris s’est alors rendu compte que le LSD avait d’étranges effets sur le cerveau.

A la base, un cerveau adulte est composé de plusieurs réseaux indépendants qui prennent en charge des fonctions très spécifiques telles que la vue, l’ouïe ou même le mouvement. Ces différents réseaux sont tous compartimentés et ils ne communiquent pas entre eux.

Pas en temps normal du moins car la drogue aurait tendance à faire tomber les limites séparant ces différents réseaux. L’individu se retrouverait ainsi dans un état proche de l’enfance et sa pensée s’en trouverait comme libérée. Contrairement aux adultes, l’activité cérébrale des bébés n’est pas cloisonnée.

Cela ne devrait pas vous surprendre mais cette étude a de nombreux détracteurs. Le LSD est effectivement considéré par beaucoup de spécialistes comme une molécule extrêmement dangereuse et plusieurs scientifiques ont donc tiré la sonnette d’alarme.

En attendant, le rapport complet est disponible à cette adresse.

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