Europe comme nous l’avons rarement vue

La sonde spatiale Galileo de la NASA a rodé 8 années durant autour de Jupiter, entre 1995 et 2003. Elle en a profité pour survoler à 11 reprises la lune glacée de Jupiter, Europa.

Lors de l’une de ses manœuvres, le 26 septembre 1998, Galileo a pris des photos en noir et blanc particulièrement détaillées de la surface craquelée de la lune. Des photos qui s’avèrent aujourd’hui d’une grande aide pour préparer de futures missions vers Europa.

Crédits Pixabay

La prochaine mission Europa Clipper de la NASA

La NASA prépare une nouvelle mission vers la lune glacée de Jupiter, baptisée Europa Clipper. La mission devrait être lancée en 2023 ou 2025, et elle permettra à la sonde de survoler 45 fois Europa afin d’étudier sa surface glacée, son atmosphère légère, et vérifier l’hypothèse d’un champ magnétique interne et d’un océan souterrain.

Pour préparer cette mission, la NASA va tenter d’extraire le maximum d’informations possible des données de Galileo.  C’est là que les images récemment publiées entrent en jeu.

Ces images prises par Galileo en 1998 montrent en effet des caractéristiques très détaillées de la surface de Galileo. Et ces détails sont importants dans la mesure où ils montrent que beaucoup de choses se passent à la surface de la lune. Les scientifiques ont par exemple pu découvrir grâce à ces photos qu’Europa est étrangement jeune, âgé de seulement 40 à 90 millions d’années. Ce qui en fait l’un des objets les plus jeunes de tout le système solaire. En comparaison, notre Lune, la Terre et le reste du système solaire ont environ 4,6 milliards d’années.

Des photos qui en disent long sur Europa

Les images en couleur nouvellement publiées de Galileo sont en fait tirées d’images haute résolution en noir et blanc, auxquelles les scientifiques ont ajouté des couleurs à partir d’autres images à faible résolution. Ces couleurs sont particulièrement importantes, car elles peuvent révéler aux scientifiques d’autres détails importants sur l’histoire glacée d’Europa.

En effet, les différences de couleur à la surface de la lune reflètent sa composition chimique : les zones bleues ou blanches indiquent des niveaux plus élevés de glace d’eau pure, tandis que les zones plus rouges signalent la présence d’autres composés, comme le sel, confortant un peu plus l’hypothèse d’un immense océan souterrain sur la lune de Jupiter.

Crédits NASA/JPL-Caltech/SETI Institute

Crédits NASA/JPL-Caltech/SETI Institute

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