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Europeana ouvre de nouveau ses portes…

En France, on a plein d’idées mais on n’a pas toujours un cerveau. Et c’est comme ça qu’on foire ce qui aurait pu être un très bon lancement. Vous l’aurez compris, je fais allusion à la bibliothèque virtuelle européenne qui avait fait un bide pas possible le 20 novembre dernier. Faut dire aussi, des serveurs saturés jusqu’à ras bord, c’est pas très sérieux, hein…

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Mais d’où vient l’idée d’Europeana ? Et bien en fait, quand Google a commencé à numériser des vieux bouquins, l’Europe s’est mise à faire la tronche. Jusqu’à présent, on pensait que les américains n’avaient aucune culture, mais ils nous ont prouvé le contraire en lançant un service auquel nous aurions du penser depuis bien longtemps déjà.

Du coup, on a embauché des indiens, on leur a filé quelques roupies pour qu’ils puissent s’acheter une vache sacrée et on leur a demandé de bosser sur Europeana. Tout ça pour pouvoir concurrencer le géant américain qui nous met grave la honte. Ensuite, quand les petits n’indiens ont eu fini leur boulot, on a foutu le service sur un serveur mutualisé chez OVH parce qu’on n’y connaît vraiment rien aux nouvelles technologies.

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Evidemment, la plateforme a été testée en large et en travers avant son lancement public. Nous avons ainsi demandé à mémé, au petit cousin et à ses copains de Neuilly de s’y connecter pour voir si notre super serveur tenait la charge. Et comme tout s’est très bien passé, on l’a lancé le 20 novembre dernier.

Et là, c’était le drame. Les européens et les petits n’indiens se sont tous connectés dessus pour chercher des informations sur nos appareils reproducteurs et ils ont fait tomber le serveur. Résultat des courses, moins de 24 heures après son lancement, on a fermé très vite le robinet histoire de ne pas trop se prendre la honte.

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Mais maintenant, il n’y a plus aucun problème. Non, parce qu’on a acheté plein de serveurs en plus histoire que tout se passe bien. Oui, même qu’on a refilé des roupies aux petits n’indiens pour qu’ils optimisent à fond leurs requêtes et qu’on a demandé aux administrateurs de YouPorn et de RedTube (pas de liens, y a des enfants dans la salle) comment on faisait pour lancer un gros service web. Et avec ça, je vous le dis, Google n’a qu’à bien se tenir !

Note : Ce billet est volontairement ironique, Europeana n’a pas été hébergée sur du mutualisé, hein… Non, c’est juste qu’en Europe, on a pris l’habitude de lancer des projets sans réfléchir aux resssources qu’ils nécessitent. Alors là, ils ont quadruplé la capacité des serveurs et faut juste espérer que cela tienne le coup. Même si je ne me fais aucune illusion sur l’avenir d’un tel service. Après tout, les bouquins, les gens s’en foutent maintenant…

Note 2 : Et juste au cas où, profitez bien du service pendant qu’il tient le coup. Au pire, y aura toujours les illustrations de ce billet pour nous rappeler qu’en Europe, on ne sait pas non plus faire de jolis logos.