Voilà pourquoi il faut éviter de publier des contenus Dragon Ball sur Twitter

MAJ : L’opération aurait finalement été montée par un harceleur qui se serait fait passer pour Shueisha afin de créer du tort à une streameuse. Nous reviendrons sur cette histoire dans un prochain article.

Quelque chose d’étrange se trame sur Twitter depuis le 8 janvier dernier : de nombreux utilisateurs du réseau social ont vu leur compte bloqué après avoir reçu des notifications de violation de droit au copyright de la part de la Shueisha, la maison mère qui les magazines Jump au Japon.

Plusieurs titres différents seraient ainsi visés par la Shueisha, avec Dragon Ball en tête de file.

Une femme se tenant le visage dans les mains

Photo de Anthony Tran – Unsplash

C’est avec surprise et stupeur que plusieurs comptes Twitter se sont vu limiter leur accès au site après la simple publication de contenu à l’effigie des personnages de Dragon Ball – touchant même la simple publication d’un gif animé comme témoigne @BlackScapeRose, captures d’écran à l’appui. Comble de l’absurde – l’illustrateur Fenyo responsable de nombreux artworks promotionnels (comme les cartes de Dragon Ball Dokkan Battle et Dragon Ball Legends) de la franchise s’est également vu toucher par cette salve d’attaques… D’autres utilisateurs ayant un avatar à l’effigie d’un personnage de One Piece ont également été concernés par ces salves de strikes.

On aurait ainsi bien du mal à expliquer ce qui aurait entrainé ce regain de zèle de la part de la Shueisha.

La loi de copyright façon Super Saiyen

Une piste serait à étudier du côté des dernières évolutions de la législation sur le contrôle des copyrights destinée à pallier au problème du piratage des mangas, devenue plus stricte depuis le 1er janvier 2021.

Alors que le millième chapitre de One Piece vient tout juste d’être publié au Japon et que plusieurs chapitres à venir de Dragon Ball Super auraient fuité sur la toile, la Shueisha pourrait avoir renforcé son arsenal de guerre pour faire face à ce partage illégal de contenu.

Mais cette loi, visant principalement les mangas, textes académiques et sites de téléchargements illégaux, ne devrait à priori pas concerner l’utilisation de gifs ou d’illustrations amateurs basées sur des oeuvres publiées entrant dans le cadre du “Fair use” américain, bien distinct de la violation de droits d’auteur.

S’agit-il d’une défaillance venant du bot chargé de détecter et attaquer les violations de copyright à travers Twitter ou bien d’une nouvelle politique permanente de la part de Shueisha ? Aucune déclaration de la part de la maison d’édition ou de ses distributeurs à l’international n’a été donnée pour le moment. Affaire à suivre.