Évitez de publier sur Facebook votre reprise de Bach

Lorsque le pianiste James Rhodes a posté son interprétation de l’un des morceaux de Jean-Sébastien Bach sur Facebook, il ne s’attendait pas à être accusé de violation des droits d’auteur.

Pourtant, c’est bien ce qui lui est arrivé. D’après le site spécialisé Boingboing, Facebook a supprimé sa vidéo après que celle-ci ait été signalée par le label Sony Music Entertainment qui a déclaré avoir des droits sur 47 secondes du son de la vidéo.

Pourtant, étant donné que Bach est mort en 1750, ses œuvres appartiennent de ce fait au domaine public. Chose que James Rhodes n’a pas manqué de faire remarquer à Sony à travers une publication sur Twitter.

Pour faire valoir ses droits, il a publié le message suivant : « Hey Sony, apparemment vous possédez 47 secondes de ma performance de Bach. Il est mort il y a 300 ans. Et j’ai réalisé cet enregistrement dans mon salon. Arrêtez d’être des trous du cul. Vous ne possédez RIEN. »

La faute à Facebook

Cette méprise serait en fait due à une erreur commise par les algorithmes de Facebook qui ont confondu l’interprétation de James Rhodes avec celle d’un artiste sous contrat chez Sony Music Entertainment. Face à cette erreur, Sony a immédiatement retiré sa plainte sans pour autant répondre à la publication très provocatrice de James Rhodes.

Ce n’est pas la première fois que ce genre de chose arrive sur la toile.

D’après la fondation Wikimédia, auparavant, un professeur de musique allemand avait déjà fait face à la suppression de ses interprétations de morceaux de musique classique libres de droits.

Vers une réforme du droit d’auteur

Cette histoire tombe au moment où le Parlement européen s’apprête à se prononcer au sujet de la réforme du droit d’auteur. Ce texte entend moderniser le droit d’auteur afin qu’il s’adapte aux exigences de l’ère du numérique.

L’article 13 de ce texte stipule que les hébergeurs de contenus tels que YouTube ou Facebook doivent mettre en place un système de filtrage automatisé qui empêchera la diffusion d’images, de vidéos, de liens ou de citations protégés par un droit d’auteur. Toutefois, cet article n’est pas bien vu de tous. Il propose également de mieux rémunérer les créateurs de contenus face aux plateformes comme YouTube.

De plus, ces géants du web seront désormais rendus légalement responsables du contenu que leurs utilisateurs mettent en ligne.

Mots-clés facebook